POUR L'ARRÊT DE LA MENACE ATOMIQUE

La France doit adhérer
au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires

L‘entrée en vigueur du TIAN le 22 janvier 2021 n’est pas un événement ordinaire
dans le climat actuel de tension et de risque pour la sécurité de la planète.

Dix-neuf associations et organisations (dont cinq anciens Prix Nobel de la paix... et le collectif ADN)
lancent un Appel solennel au Président de la République pour que la France adhère à ce traité.

Tribune publiée dans La Croix du 20 janv. 2021

 

 

Le 22 janvier 2021 restera une date historique :
un traité multilatéral, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), adopté par les deux tiers des pays membres de l’ONU en 2017, entre en vigueur et rend les armes nucléaires illégales, que ce soit leur possession, leur fabrication, ou la menace de leur utilisation, c’est-à-dire la stratégie de dissuasion nucléaire. (...)

Il est grand temps, trois quarts de siècle après l’horreur d’Hiroshima et de Nagasaki, que la France se joigne au mouvement mondial pour l’élimination progressive et multilatérale des armes nucléaires en adhérant au TIAN.

Lire cette tribune

Lire le Communiqué d'ICAN France :
Entrée en vigueur du TIAN : La France prend le risque de l’apocalypse nucléaire

Signer la pétition : La France doit signer le Traité d'interdiction des armes nucléaires

 

LES VILLES
POUR LA PAIX

50 villes soutiennent le Traité de l'ONU sur l'interdiction des armes atomiques
par ICAN (le 25 juin 2021)

Ce 25 juin, le maire de Villeurbanne Cédric Van Styvendael signe l’Appel des Villes promu par la Campagne ICAN, organisation prix Nobel de la paix 2017. Désormais ce sont 50 villes françaises — dont Paris et Lyon — qui soutiennent le Traité des Nations Unies sur l’interdiction des armes nucléaires. Un message fort qui ne doit pas être ignoré par le Président de la République !

LA BOMBE
EUROPÉENNE

Refusons l’européanisation de la dissuasion française par le SCAF
Tribune de quatre eurodéputés (le 22 juin 2021)

L’Allemagne, l’Espagne et la France sont entrées dans un partenariat industriel de défense dont les conséquences pour une européanisation de la dissuasion nucléaire française pourraient s’avérer irréversibles. L’engagement de Berlin et de Madrid sur le système de combat aérien du futur (Scaf) risque fortement d’aboutir au partage du « fardeau nucléaire » français.

 

 

 

« Il ne pourra jamais y avoir accord total sur le contrôle international et l’administration de l’énergie atomique ou sur le désarmement général tant qu’il n’y aura pas de modification du concept traditionnel de souveraineté nationale. Car, tant que l’énergie et les armements atomiques seront considérés comme une partie vitale de la sécurité nationale, aucune nation ne fera plus que d’accorder une attention formelle aux traités internationaux.
La sécurité est indivisible.
Elle ne peut être atteinte que lorsque les garanties nécessaires de la loi et d’application de la loi existent partout, si bien que la sécurité militaire n’est plus le problème d’un État seul. Il n’y a pas de compromis possible entre la préparation à la guerre d’une part et la préparation d’une société mondiale fondée sur la loi et l’ordre d’autre part. »

Albert EINSTEIN (oct. 1947), Lettre ouverte à l'AG des Nations Unies

 

« Les États, sans exception, y compris ceux parmi les plus pauvres, ont développé des budgets militaires considérables. Dans une partie importante du monde, y compris dans des pays émergents, les économies sont des économies militarisées. Dans de nombreux pays, les polices sont elles-mêmes militarisées. Cette importance d’armements de plus en plus sophistiqués à la disposition de toutes les armées, entretient des conflits auxquels le reste du monde est devenu indifférent en dépit de l’immense détresse infligée aux populations (Syrie, Yémen, entre autres). Le désarmement pourtant au programme de l’Assemblée générale des Nations Unies, ou la réglementation générale des armements définie par la Charte des Nations Unies comme l’une des responsabilités du Conseil de sécurité, n’ont jamais été pris au sérieux.

Les cinq États, membres permanents de ce Conseil, sont les plus grands marchands d’armes. Et le droit international humanitaire développé à travers les Conventions de Genève et bien d’autres textes, reste de nature incantatoire. Enfin, il faut dénoncer dans ces budgets militaires considérables, la place de l’arme nucléaire à laquelle tiennent si farouchement les puissances qui en revendiquent l’exclusivité. Objet d’un consensus politique, ces armes absorbent une part considérable des budgets publics (37 milliards d’Euros sont prévus en France pour la modernisation de ces armements). Contrairement à une doxa partagée, ces armes n’assurent pas la sécurité du monde. Elles le mettent en extrême danger. »

Pour un conseil Mondial de la Résistance
par Françoise CHEMILLIER-GENDREAU (avril 2020)

 


Jean Lurçat, Le Chant du Monde, La Grande Menace, 1957 - 4,47 x 8,75 m - Atelier Tabard, Aubusson © Adagp 2016