CHANGEMENT CLIMATIQUE ET NUCLÉAIRE
 

« Ce que ne comprend pas celui qui ignore tout de l'écologie, c'est qu'il s'agit d'un système. Un système ! Un système qui maintient une certaine stabilité et qui peut être rompu par une seule erreur. Un système qui obéit à un ordre, à un processus d'écoulement d'un point à l'autre. Si quelque chose vient à interrompre cet écoulement, l'ordre est rompu. Et celui qui ignore l'écologie peut ne pas intervenir avant qu'il soit trop tard. C'est pour cela que la plus haute fonction de l'écologie est la compréhension des conséquences. »

Frank HERBERT, Dune

 
COMMUNIQUÉ DU COLLECTIF ADN
 
L'énergie nucléaire ne doit pas être
incluse dans la taxonomie européenne
 

Le nucléaire militaro-civil a été présenté comme une grande réussite scientifique, technique et industrielle. En réalité c’est une catastrophe industrielle, humanitaire, économique, écologique et sociale qui dure depuis plus de 75 ans. Elle va encore s’aggraver si nous ne l’arrêtons pas.

Le gouvernement français acculé voudrait bien repousser l’échéance de la faillite d’EDF et d’Orano, après celle d’Areva, en cherchant des financements privilégiés pour son « fleuron » en perdition. Les lobbyistes français sont donc à la manœuvre pour faire entrer l’énergie nucléaire dans la taxonomie verte européenne.

Mais il y a un hic : l’énergie nucléaire ne contribue à aucun des six objectifs environnementaux de l’Union Européenne. Au contraire elle nuit considérablement à chacun d’entre eux.

- Atténuation du changement climatique : les deux-tiers de l'énergie utilisée par les centrales nucléaires est rejetée dans les fleuves, les mers et l’atmosphère qu’elle réchauffe significativement.
-Adaptation au changement climatique : incendies, sécheresses, inondations menacent les centrales nucléaires situées en bord de mer ou de rivières pour leur refroidissement.
- Utilisation soutenable de l’eau et des ressources marines : l’industrie nucléaire utilise d’énormes quantités d'eau qu'elle accapare, réchauffe et contamine durablement par des effluents radioactifs et chimiques.
- Économie circulaire : la fission nucléaire de l’uranium produit des éléments radioactifs qui n’existent pas dans la nature et qui deviennent des déchets ingérables ; le nucléaire, militaire et civil, produit des catastrophes, détruit des vies humaines et de la valeur économique.
- Prévention des pollutions : l’industrie nucléaire a besoin d’autorisations de rejets d’effluents radioactifs et chimiques, qui sont de véritables droits de polluer.
- Écosystèmes en bonne santé : le nucléaire est un facteur de détérioration de la santé et d’altération du génome, non seulement pour les travailleurs de cette industrie mais aussi pour la population dans son ensemble et pour tous les organismes vivants.

Il faut donc s’opposer fermement à son inclusion dans la taxonomie verte européenne
et dans toute politique à visée écologique.

 

Une cyberaction destinée à la Présidente de la
Commission Européenne est en ligne pour cela : https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stopyalintox-halteauxfakenewsnuclyn-5019.html

Collectif Arrêt Du Nucléaire (oct. 2021)
contact : francois.vallet@laposte.net

 

Lire ce texte et
notre argumentaire en ligne

 

Le nucléaire ne sauvera pas le climat

TRIBUNE cosignée par plusieurs organisations et soutenue par le collectif ADN (1° juin 2021)
publiée sur plusieurs supports de presse, dont Politis, Reporterre, Médiapart, Révolution énergétique

 

Le nucléaire pour sauver le climat ?
Le croire est au mieux une illusion techniciste, au pire une terrible hypocrisie.

Si la filière nucléaire tente plus que jamais de se repeindre en vert, cela n’a rien d’un souci sincère ou vertueux. C’est le fruit d’un choix stratégique et foncièrement politique. La filière sait qu’elle joue sa survie en vantant ses faibles émissions de CO2, au moment où des centaines de milliers des personnes ont repris la rue le 9 mai dernier pour dénoncer l'inaction climatique du gouvernement et le sabotage des propositions de la Convention citoyenne pour le climat. Acculée après la faillite d'AREVA, le scandale URAMIN et les déboires d'EDF sur ses chantiers de construction d'EPR, elle a trouvé dans l’argument climatique le nouveau moyen d’assurer sa pérennité et son emprise.

(...) Face à l’incendie climatique, Emmanuel Macron préfère allumer des contre-feux et fait comprendre depuis des mois son intention de relancer l’industrie nucléaire. En faisant diversion avec le nucléaire, le gouvernement cherche à diviser les forces au sein même du mouvement social et du mouvement écologiste. Mais nous, associations, organisations, collectifs ne sommes pas dupes. Nous luttons pour le climat et contre le nucléaire parce que nous savons que cette technologie et le modèle qui l'accompagne n'est pas une solution valable pour faire face aux urgences climatiques, sociales et démocratiques. Lire
cette Tribune

 

 

L'énergie nucléaire
réchauffe la planète et le climat

par François VALLET (nov. 2021)

Toute consommation d’énergie non renouvelable, ou combustion de biomasse, se transforme en chaleur qui s’accumule dans l’air, dans les sols et dans l’eau. Plusieurs publications scientifiques montrent que les émissions de chaleur sont une cause majeure du réchauffement climatique. Les centrales nucléaires, qui émettent beaucoup de chaleur par kWh produit, réchauffent le climat.

Les faibles émissions de CO2 de l’énergie nucléaire sont systématiquement mises en avant. Manque de chance pour les dirigeants français, l’énergie nucléaire réchauffe la planète et le climat lorsqu’elle est utilisée à grande échelle pour la production d’électricité. Car les réacteurs nucléaires sont l’une des technologies les moins efficaces de transformation de l’énergie primaire en électricité, c’est-à-dire l’une des technologies qui réchauffe le plus l’environnement par unité d’électricité produite. (...)

Lire cet article sur le Blog de Médiapart
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Gaz à effet de serre : le nucléaire français peut mieux faire

AFP (2 nov. 2021)

Avec 16 « événements significatifs » liés à l’émission du plus puissant des gaz à effet de serre depuis 2018 en France, le nucléaire peut mieux faire dans ce domaine où il est réputé exceller. Les réacteurs français émettent ainsi chaque année de 1,3 à 2 tonnes de SF6,  le plus puissant des gaz à effet de serre, soit entre 30.000 et 45.000 tonnes équivalent CO2, selon l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Le SF6, utilisé pour ses propriétés d’isolant électrique, possède un potentiel de réchauffement 23.500 supérieur à celui du CO2 pour une durée de vie de 3.200 ans, selon EDF. Il met en effet beaucoup plus de temps à disparaître que le CO2.

Lire cette dépêche

Le nucléaire français émet chaque année
1,3 à 2 tonnes de SF6, soit l'équivalent
de 30 à 45.000 tonnes de CO2

par Boursorama (nov. 2021)

Le SF6, utilisé pour ses propriétés d'isolant électrique, possède un potentiel de réchauffement 23.500 supérieur à celui du CO2 pour une durée de vie de 3.200 ans, selon EDF.

Plus puissant des gaz à effet de serre, le SF6 est utilisé pour ses propriétés d'isolant électrique. Mais il possède un potentiel de réchauffement 23.500 supérieur à celui du CO2 pour une durée de vie de 3.200 ans, selon EDF. Or les réacteurs français émettent chaque année de 1,3 à 2 tonnes de SF6 soit entre 30.000 et 45.000 tonnes équivalent CO2, selon l'Autorité de sûreté nucléaire. L'ASN relève en outre pour 2018-2020 plusieurs milliers de kilos par an de fuites de fluides frigorigènes, des gaz à effet de serre dont le potentiel de réchauffement est de 1.200 à 3.000 fois supérieur à celui du CO2 selon le type de gaz. 

Lire cet article

« Ce qu’il faut examiner, c’est la combinaison entre les gains d’émissions de gaz à effet de serre et les délais. Un euro ne peut être dépensé qu’une fois, et il doit servir à réduire les émissions le plus rapidement possible. Qu’importe la réduction des émissions de gaz à effet de serre, si elle n’a lieu que dans vingt ans voire cinquante ou au-delà — comme c’est envisagé pour les projets de fusion nucléaire. Et là, les chiffres sont éloquents : la durée moyenne de construction d’un parc éolien est peut-être de deux ans à trois ans, avec des records observés à moins d’un an ; et la durée moyenne de construction des 63 derniers réacteurs nucléaires bâtis dans le monde s’établit à dix ans, comptés à partir du cimentage des fondations du bâtiment réacteur. »

Mycle SCHNEIDER,
World Nuclear Industry Status Report
, 2021, « Nuclear power and Climate change resilience »

 

 

Le CLIMAT est-il favorable au NUCLÉAIRE ?

par Stéphane LHOMME (fév. 2021)

Cela fait plus de 20 ans que l’industrie nucléaire se dit en mesure de « protéger le climat », mais elle prétend ces derniers temps que cette thèse gagnerait du terrain, en particulier chez les jeunes. Qu’en est-il vraiment ? Vous avez peut-être vu ou entendu ces derniers temps des publicités vantant le caractère « bas carbone » de l’énergie nucléaire, ou des déclarations en ce sens de la part de dirigeants industriels ou politiques. Pourtant, cela n’a rien d’une nouveauté, loin de là : durant la première décennie du siècle, sous la férule de sa « reine » la fameuse Anne Lauvergeon, l’entreprise Areva, prétendue « géant du nucléaire », a inondé les pages des journaux et les ondes des télés et radios de publicités incontestablement mensongères car présentant l’atome comme une énergie « sans CO2 ». (...)

Article paru dans la revue « Nature et Progès »

Astérisque chez les bonimenteurs

En même temps que, mi-octobre, Macron clamait sa foi renouvelée dans le nucléaire et annonçait qu'il allait offrir 1 milliard pour concevoir et fabriquer des « petits réacteurs nucléaires », EDF inondait les journaux de pleines pages de pub triomphante. « L'électricité d'EDF est à 97 % sans émissions de C02. Et, ça, c'est mieux pour le climat », lisait-on partout. La machine était lançée. EDF inondait les journaux de pleines pages de pub triomphante. « L'électricité d'EDF est à 97 % sans émissions de C02. Et, ça, c'est mieux pour le climat ». La machine était en route. Il fallait nous l'enfoncer dans la tête : l'électricité d'EDF, et donc le nucléaire, qui en fournit 75 %, c'est propre, c'est décarboné, ça n'émet pas de C02 ! Sauf que c'est faux. Dans un coin des pages de pub, on pouvait déchiffrer cet astérisque : « Émissions directes, hors analyse du cycle de vie des moyens de production et des combustibles-chiffre 2020, périmètre EDF SA, source : edf.fr/climat »

Le Canard Enchaîné (20 oct. 2021)

cliquer sur l'image pour lire l'article !

COP26 : la France nucléaire importe son Co2 de Chine

Emmanuel Macron a pris la parole lors de la COP26 pour appeler les pays les « plus gros émetteurs » de CO2 en retard sur leurs engagements à « rehausser leurs ambitions ». Mais si la France fait figure de bon élève en matière de climat, la réalité n'est pas si tranchée : une partie des émissions françaises sont transférées à l'étranger.

73° pays mondial mondial pour ses émissions, avec 5 tonnes de CO2 par Français en 2019 - presque deux fois moins qu'en Allemagne, et comparable à l'Italie ou au Royaume-Uni. Mais c'est un constat artificiel alerte le prix Nobel et climatologue Jean Jouzel. « On est bon élève sur le territoire national parce qu’une large partie de l’électricité est d’origine nucléaire, mais nous avons transféré une partie de nos émissions dans les pays dont nous importons des biens. » En prenant en compte ce carbone « émis indirectement », l'empreinte carbone de l'Hexagone bondit de 70 %, avec 11 tonnes de CO2 par habitant.

« C’est facile de dire que la Chine est le plus gros pollueur du monde ! Aujourd’hui, un citoyen chinois émet autant qu’un citoyen européen », tacle François Gémenne, politologue et membre du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Et de rappeler que « la Chine produit une très grande partie de biens et de services qui ne sont pas consommés sur son territoire. Si chacun travaille de son côté, ça ne suffira pas. » (source)

Pollution thermique et Climat
Dans quelle mesure l'énergie nucléaire réchauffe-t-elle la planète ?

par François VALLET (10 mai 2021)

En novembre 2019, la société Orano (ex Areva) publiait dans le magazine Femina, diffusé par plusieurs titres de la presse quotidienne régionale, une publicité dont le message principal était : « nucléaire : eh non, on ne réchauffe pas la planète ». Ce slogan publicitaire était inscrit dans le panache d’une tour de refroidissement de centrale électrique. Or c’est l’équipement qui a précisément pour fonction de refroidir le condenseur de la machine à vapeur actionnée par la chaleur de fission atomique… qui réchauffe la planète. Contre l’évidence Orano n’avait pour seul argument qu’une mauvaise publicité. (...)

Texte sur le site de la Coordination Sud-Est

Orano : publicités mensongères
par Chantal CUISNIER pour Can-Ouest (mai 2020)

Le Jury de déontologie de la publicité vient de donner raison aux lanceurs d'alerte qui avaient déposés plainte fin 2019 contre des publicités d’ORANO qu’ils jugeaient mensongères, biaisées et inacceptables.

Plainte contre Orano
par François VALLET (nov. 2019 - revu fév. 2020)

Mémoire de la plainte déposée auprès du Jury
de déontologie publicitaire contre la publicité mensongère, biaisée et inacceptable d'Orano
.

Communiqué sur la plainte

Et les risques ?

Le climat n'est pas bon pour le nucléaire

L'énergie nucléaire n'est pas une valeur sûre
dans un monde qui se réchauffe - voici pourquoi

par Paul DORFMAN, The Conversation (juin 2021)

L'écrasante majorité des centrales nucléaires en activité aujourd'hui sont entrées en service bien avant que la science du changement climatique ne soit bien établie. L'énergie nucléaire est, littéralement, en première ligne du changement climatique – et pas dans le bon sens.

Les centrales nucléaires doivent puiser dans de grandes sources d'eau pour refroidir leurs réacteurs, c'est pourquoi elles sont souvent construites près de la mer. Mais les centrales nucléaires plus à l'intérieur des terres seront confrontées à des problèmes similaires d'inondations dans un monde en réchauffement. Les sécheresses de plus en plus graves et les incendies de forêt ne font qu'aggraver la menace.

Lire la suite (traduction google)

Article original en anglais

 

 

Au milieu du chaos climatique,
le risque d’un désastre atomique

Celia IZOARD, Reporterre (27 oct. 2021)

Incendies, inondations, sécheresses à répétition. Malgré un monde instable dû au chaos climatique, l’État mise tout sur le nucléaire. Pas de panique, grâce à un « guide pratique », on surmontera en douceur tout accident. L’État français prépare depuis des années la relance de « l’électricité nucléaire peu émettrice de CO2 ». Et l’accident nucléaire fait partie de ce scénario. (...) Ainsi, en mai 2021, l’ASN a publié un fascicule intitulé « Guide pratique pour les habitants d’un territoire contaminé par un accident nucléaire ».

Lire cet article

 

L’accès à l’eau,
un enjeu crucial pour le nucléaire

par Grégoire SOUCHAY, Reporterre (août 2021)

Pour fonctionner, l’industrie nucléaire a besoin d’eau froide. Dès son origine, elle s’est assuré l’accès à de grands volumes de cette ressource, comme avec les grands barrages, mais la multiplication des évènements climatiques extrêmes révèle la fragilité de la filière par rapport au débit des cours d’eau et aux limites réglementaires de température. Canicules, risques d'assèchement des cours d'eau, captation des ressources en eau, risques de mega-feux, ces épisodes risquent bien de devenir de plus en plus fréquents avec le changement climatique (...)

Lire cet article

 

« Crise climatique : pourquoi le nucléaire n'aide en rien »

par Dr. Claudio KNÜSLI, « Climate Crisis - Why nuclear is not helping » (en anglais)
Vienne (8 oct. 2019), publié par Enfants de Tchernobyl Belarus


Manifestation pour le climat à Berne, le 28 sept. 2019

Il ressort du Rapport mondial sur l'industrie nucléaire mondiale 2019 (World Nuclear Industry Status Report 2019) que l'énergie nucléaire n'est pas efficace dans la lutte contre le changement climatique, et qu'elle est même plutôt contre-productive car les coûts d'exploitation dépassent les coûts de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables, et bloque ainsi durablement leur mise en œuvre.

Cette étude étudie en revanche les risques nucléaires, et conclue qu'une technologie pouvant provoquer un accident majeur comme Fukushima (dont la dimension a pesé sur le destin de 50 millions d'humains de manière aléatoire en fonction de la direction des vents et de la pluie) doit être déclarée totalement inutilisable et définitivement périmée (diaporama en anglais).

Download the study

 

Nucléaire et climat
par Jean-Luc PASQUINET (mars 2021)

Beaucoup d’entre nous sont de vieux militants antinucléaires. À ce titre au cours du temps et en particulier ces dernières années, nous avons pu constater un désintérêt pour la lutte antinucléaire alors que nucléaire militaire et civil restent une menace majeure. Nous vivons une démobilisation certes, mais nous ne nous attendions pas à voir le nucléaire proposé comme solution à la crise climatique, comme le fait par ex JM Jancovici. Pourtant nous avons été informés que le système industriel a toujours voulu faire passer comme bon pour l’environnement et la santé ses pires pollutions. Il s’agit à la fois d’une erreur et surtout d’un gros bluff car la relance du nucléaire nécessité par cette vision est à la fois irréaliste et irréalisable.

Le bluff du nucléaire
Le prétexte du climat
par Jean-Luc PASQUINET
éditions Libre & Solidaire, janvier 2020

Comment pouvons-nous encore justifier de la continuité du nucléaire ? Dans un climat de grande confusion générale, il est temps de situer, dans un contexte historique, la réalité des faits et des chiffres du nucléaire et de la question climatique. Cet ouvrage répondra à toutes les questions que nous nous posons au sujet du nucléaire, et nous démontrera comment l’arrêt immédiat est encore possible.

Urgence climatique
ou nucléarisation forcée ?

par François VALLET (nov. 2019)

Depuis quelques temps il ne se passe pas un jour sans que les «grands médias» nationaux nous parlent de l’urgence climatique et de la nécessité d’agir pour «sauver la planète». Bizarrement, ces grands médias ne parlent jamais de l’extrême urgence à mettre hors d’état de nuire les arsenaux nucléaires et les installations nucléaires destinées à la production d’électricité.

Négationisme nucléaire et climat
concurrence des catastrophismes

par Annie et Pierre PÉGUIN (juin 2019)

Deux risques catastrophiques menacent le vivant et sollicitent notre engagement. Mais, si un nombre croissant de personnes se mobilisent pour « sauver le climat et la planète », ce n’est pas le cas pour l’arrêt du nucléaire civil et militaire. Est-ce justifié ? Tout se passe comme si le risque climatique est utilisé pour faire écran au risque nucléaire dont le négationnisme se perpétue depuis son origine.
sur le site de l'Appel de Genève 2

Le nucléaire ne sauvera
pas le climat...
et le dérèglement
climatique le rend plus gangereux encore
Tract d'ADN 34 (mai 2019)

 

 

La Commission européenne critiquée
pour son rapport sur l’énergie nucléaire

Un article d’Euractiv Allemagne (juil. 2020)

La Commission européenne examine l’impact environnemental de l’énergie nucléaire par l’intermédiaire du Centre commun de recherche (JRC). Une procédure qui suscite de vives critiques, JRC étant lié au programme « Euratom » de l’UE.

 

L’Europe favorisera-t-elle le nucléaire
au nom de l’« urgence climatique » ?

par Mathilde DORCADIE pour Reporterre (juil. 2020)

La Commission européenne n’a jamais pris position au sujet du nucléaire — qui divise les États membres. Elle pourrait être amenée à le faire pour soutenir les objectifs de neutralité carbone de son Pacte vert.

Les mensonges du nucléaire belge
par Françis LEBOUTTE (juin 2020)
Fin du nucléaire Belgique

Communiqué qui dénonce les mensonges de l’industrie nucléaire, des gouvernements qui la maintiennent en survie artificielle et des instances internationales qui lui servent de caution (AIEA et GIEC), et qui met en pièce l’argument selon lequel le nucléaire serait bon pour le climat puisque qu’il émet très peu de CO2.

Pour la sécurité climatique
par Ben CRAMER (fév. 2020) sur le site Athena 21

Le Climat, une affaire d'enfumage
par Ben CRAMER (avril 2019)

Bilan Carbone et exception militaire
par Ben CRAMER (mai 2017)

 

Nucléaire et question climatique :
construction et conséquences d’un discours géopolitique
en France et en Suède

par Teva MEYER
Hérodote, n°165, fev. 2017, p. 67-90 (10 mai 2021)

L’efficacité du recours au nucléaire dans la lutte contre les changements climatiques continue de faire l’objet de débats. Malgré les incertitudes sur les calculs de cycle de vie, les émissions de gaz à effet de serre liées à la production d’électricité nucléaire, environ 15 grammes d’équivalent CO2 par kWh, sont nettement plus faibles que celles du gaz (492 g/kWh) et du charbon (1 025 g/kWh). Le nucléaire ne représente que 5 % de la consommation mondiale d’énergie primaire. (...) L’argument climatique a été rapidement mobilisé par les acteurs pronucléaires. La crise du RSN éclate à l’occasion de la conférence de Copenhague sur le climat en 2009, durant laquelle onze ONG publièrent un appel pressant le président Sarkozy de prendre la tête de la lutte contre le réchauffement. (...)

PANDÉMIE ET PENDEZ-MOI

 

Liens entre COVID19 et NUCLÉAIRE

« Avec la Covid-19, on se trouve, comme avec la radioactivité, devant un danger invisible. Il y a des parallèles intéressants entre ces deux maux, ces ennemis insidieux, les virus et les radionucléides qui se répandent dans l’environnement. On a un rapport étrange avec l’intérieur, avec l’extérieur. Il faut se méfier de tout. C’est très angoissant. La radioactivité, c’est le crime parfait : on ne voit pas les victimes, la norme n’est qu’un compromis entre un dommage sanitaire et un intérêt économique. »

Christina FIRMINO, réalisatrice du film « Retour à la normale » (2019), interview pour FR3, avril 2020

Radiations, pandémie, insurrection
par Sabu KOHSO, dans lundimatin#277 (mars 2021)

Préface inédite à l’édition de Radiations et révolution qui vient de paraître en France aux Éditions Divergences. L'auteur Sabu Kohso revient sur les évènements de Fukushima en appellant à faire dévier notre attention du concept de « monde » vers celui de « terre ».

Virus et radioactivité,
prenons le temps de comparer !

par Philippe LOOZE (avril 2020)
Texte publié sur le blog de Fukushima

En mars 2011, des milliers de Japonais se sont retrouvés confinés dans un rayon entre 20 et 30 km autour de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi. Aujourd’hui, en tant que confinés, on peut se rendre compte de ce qu’ont vécu ces gens pris au piège de l’évènement que personne n’avait prévu. Que signifie être confiné en cas de catastrophe nucléaire ? : des parallèles intéressants peuvent être faits entre ces deux maux invisibles et insidieux, les virus et les radionucléides qui se répandent dans l’environnement. Des analogies, des différences et des interactions.