CONTACT : contact(a)collectif-adn.fr

LE SITE DU COLLECTIF « ARRÊT DU NUCLÉAIRE » EST TRADUIT EN 16 LANGUES

La traduction automatique (en cliquant sur les drapeaux) peut génerer des fautes. Seule la version originale en français fait foi.
 

DERNIÈRES NOUVELLES
 

16 JUIN 2021

« La minimisation des impacts catastrophiques d’un accident nucléaire est en passe de devenir un grand classique de notre temps, et ce non seulement dans les pays où la présence d’installations nucléaires est importante, comme la France, ou dans les pays ayant déjà subi un accident, comme le Japon ou la Biélorussie, mais également dans les pays qui en sont dépourvus. Cette minimisation, qui semble s’imposer avec force, relève de la capacité de «résilience» des nucléaristes, c’est-à-dire des industriels, des Etats nucléaires, ainsi que de certaines instances de régulation, nationales comme internationales. »

Sezin TOPÇU, « Catastrophes nucléaires et "normalisation" des zones contaminées », Fondation de l'Écologie Politique, Note # 8, mai 2016 (bio)

 

Fuite radioactive sur l'EPR chinois
Le coup fatal pour le réacteur nucléaire français EPR
par Stéphane LHOMME pour l'Observatoire du nucléaire (14 juin 2021)

La chaîne américaine CNN a révélé ce jour l’existence d’une situation d’urgence dans le réacteur 1 de la centrale nucléaire de Taishan (Chine), composée de deux réacteurs français EPR. S’il n’est pas encore possible à cette heure de mesurer l’ampleur exacte du problème - une fuite radioactive dans le circuit primaire, celui qui contient le combustible nucléaire - et la gravité de la situation, il est d’ores et déjà évident qu’il s’agit là d’un coup probablement fatal pour les projets d’EDF de construire des EPR en France et à l’étranger.

Voir le communiqué

Billard à trois bandes entre Américains, Chinois et Français
par Stéphane LHOMME pour l'Observatoire du nucléaire (15 juin 2021)

Si l'opacité entretenue par le régime chinois empêche pour le moment de connaître les conséquences précises de la fuite radioactive impliquant l'EPR n°1 de Taishan, révélée hier 14 juin par CNN, en revanche il est d'ores et déjà possible d'analyser le déroulement de cette affaire et d'en prévoir certaines suites.

La défectuosité de l'étanchéité de gaines de combustibles au sein de l'EPR de Taishan remonte à octobre 2020, c'est-à-dire qu'elle dure depuis plus de 8 mois : les co-exploitants du réacteur, c'est-à-dire les Chinois et les Français de Framatome, étaient de toute évidence parfaitement conscients de la gravité du problème et avaient conjointement décidé d'en cacher l'existence à la population mais aussi à l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique).

Voir le communiqué

 

 

EPR de Taishan : gaz rares, gaz nobles, gaz radioactifs ou gaz inertes ?
par Pierre FETET pour le blog de Fukushima (14 juin 2021)

L’évènement de la centrale nucléaire de Taishan révélé par CNN permet de mettre un coup de projecteur sur le rejet de gaz rares dans l’environnement. Tout d’abord, concernant l’industrie atomique, considérez la formulation « gaz inertes » comme étant de la désinformation car les gaz rares issus d’une centrale nucléaire sont tout sauf inertes ! Inerte, cela signifie inactif. Or la radioactivité, c’est de l’activité : les rayons projettent des particules et de l’énergie dans leur environnement.

Lire ce texte

 

 

 

Travailleur du nucléaire, Gilles Reynaud a été mis à pied par sa hiérarchie pour avoir dénoncé le recours à la sous-traitance et les conditions de travail dans le nucléaire (voir son site « Ma Zone Contrôlée »). Contestant la décision de sa hiérarchie, le tribunal des Prud'hommes de Nanterre qu'il a saisi le 17 mars rendra son verdict le 16 juin. Le Collectif Arrêt du nucléaire assure Gilles REYNAUD de son soutien face à Orano !

Suite dans le Dossier « Travailleurs du nucléaire »

À Bure, le procès des opposant·e·s au projet Cigéo

« Association de malfaiteurs » : derrière ce chef d'accusation et la lourde instruction qui aura duré 4 ans, c'est bien l'engagement contre la poubelle nucléaire qui est visé. Pour cette raison, nous faisons de ce procès le nôtre, celui de tou·te·s celles et ceux qui par leur engagement et leur histoire sont relié·e·s à la lutte de Bure. C'est le procès de la lutte contre Cigéo, contre le nucléaire.

Le collectif ADN s'associe à la Coordination Stop Cigéo pour soutenir les sept inculpé·e·s et à la lutte contre Cigéo les 1, 2 et 3 juin.

Voir : « Nous sommes tous des malfaiteurs »


 

Pour la défense, le procès de Bure profite à «l’État nucléaire»
par Laury-Anne CHOLEZ, Reporterre (4 juin 2021)

Lors de la troisième et dernière journée du procès des sept militantes et militants antinucléaires opposés au projet Cigéo, le procureur a requis une peine de prison ferme et d’autres assorties de sursis. Dans leurs plaidoiries, les avocats de la défense ont insisté sur la disproportion entre le dérisoire des faits reprochés et les moyens titanesques de l’enquête. (...) Ce procès pourrait profiter à ce que les avocats ont nommé à plusieurs reprises « l’État nucléaire », qui a mobilisé des moyens titanesques contre les opposants au projet Cigéo. Le jugement sera rendu le 21 septembre.

Lire ce texte

NOS AMIS LES EXPERTS
Pour en finir avec les contre-vérités
de Jean-Marc Jancovici sur le nucléaire

« Meilleur expert mondial du CO2 », « gourou », « génie absolu »… Qui est vraiment Jean-Marc Jancovici, polytechnicien au franc-parler et brillant vulgarisateur, adulé par certains et agaçant nombre d’experts ? Portrait d’un ingénieur concepteur du bilan carbone, nucléariste engagé dans la lutte contre le changement climatique, et prospère patron de PME.

Voir notre dossier

ANALYSE

Qui est Monsieur Jancovici, à quoi sert-il... et qui sert-il ?
par François VALLET (juin 2021)

Face aux problèmes complexes que pose le réchauffement climatique la solution de Mr Jancovici est simple : il s’agit de mettre en place un gouvernement par les experts de sa trempe alliés à l’industrie nucléaire et à la finance, c’est-à-dire ceux qui sont largement responsables du problème à résoudre. C’est donc surprenant qu’il puisse être considéré, par de trop nombreuses personnes, comme un écologiste.

Lire ce texte

 

Le nucléaire ne sauvera pas le climat
TRIBUNE cosignée par plusieurs organisations et soutenue par le collectif ADN (1° juin 2021)

Le nucléaire pour sauver le climat ? Le croire est au mieux une illusion techniciste, au pire une terrible hypocrisie. Si la filière nucléaire tente plus que jamais de se repeindre en vert, cela n’a rien d’un souci sincère ou vertueux. C’est le fruit d’un choix stratégique et foncièrement politique. (...) Face à l’incendie climatique, Emmanuel Macron préfère allumer des contre-feux et fait comprendre depuis des mois son intention de relancer l’industrie nucléaire. En faisant diversion avec le nucléaire, le gouvernement cherche à diviser les forces au sein même du mouvement social et du mouvement écologiste.

Mais nous, associations, organisations, collectifs ne sommes pas dupes. Nous luttons pour le climat et contre le nucléaire parce que nous savons que cette technologie et le modèle qui l'accompagne n'est pas une solution valable pour faire face aux urgences climatiques, sociales et démocratiques.

Lire cette Tribune Voir notre dossier


Émile BRAVO
 

« D'abord, nous devons convaincre le public qu'une bonne santé n'est pas ce qu'il y a de plus important. »

Tchernobyl : 35 ans après, la désinformation est plus que jamais à l’œuvre

 

Des articles toujours plus nombreux réécrivent l’histoire du « Mensonge de Tchernobyl », le réduisant à une simple caricature qu’ils s’empressent ensuite de dénoncer. La mauvaise foi de certains auteurs est patente mais leur influence s’étend désormais à certains grands médias. Il est donc temps de faire face au révisionnisme ambiant : le mensonge de Tchernobyl n’est pas un mythe construit par des adeptes de la théorie du complot.

Voir notre dossier

 

CRITIQUE

Chernobyl, le succès d'une série équivoque
par Marc MOLITOR, La Libre Belgique (sept. 2019)

Peut-on se réjouir qu’une œuvre de qualité hollywoodienne incontestable, non seulement comporte bon nombre d’erreurs, d’invraisemblances et de contrevérités, mais en outre évacue des dimensions essentielles de l’évènement dont elle parle ?

Lire ce texte

Nucléaire civil et nucléaire militaire
Il faut s'opposer aux deux !

En France, Macron l’a dit : « sans nucléaire civil pas de nucléaire militaire et sans nucléaire miilitaire pas de nucléaire civil ». Le mouvement antinucléaire n’avait pas attendu l’adepte du « en même temps » pour faire le lien entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire. Des raisons historiques l’expliquent très bien : production du plutonium pour la bombe, culte de la soi-disant « toute puissance » pour rentrer dans la cour des grands, fuite en avant dans la démesure et la grande entreprise de prédation. Sans nucléaire civil pas de nucléaire militaire et inversement. Il faut donc se débarrasser des deux.

Dix-neuf associations et organisations (dont cinq anciens Prix Nobel de la paix... et le collectif ADN) lancent un Appel solennel au Président de la République pour que la France adhère au TIAN, le Traité d'interdiction des armes nucléaires.

Voir notre dossier

 
RAPPORTS

Le coût des armes nucléaires
par ICAN (juin 2021)

En 2020, les neuf États possédants l’arme nucléaire – États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine, Inde, Pakistan, Israël et République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord) – ont dépensé plus de 60 milliards € (72,6 mds $) dans leur arsenaux, soit plus de 113 900 € (137 000 $) par minute. Une augmentation de 1,16 mds €  par rapport à l’année 2019, et ceci malgré la crise du COVID-19. Voila les données qui ressortent du nouveau rapport de ICAN.

Voir le rapport de ICAN

 

L'État des arsenaux atomiques mondiaux
par le SIPRI (14 juin 2021)

Le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) a publié les conclusions de son Yearbook 2021, qui fait état de la situation actuelle en matière d’armements, de désarmement et de sécurité internationale.

Les neuf États dotés d'armes nucléaires possèdent environ 13 080 armes nucléaires début 2021. Elles en possédaient 13 400 début 2020. Malgré cette diminution globale, le nombre estimé d'armes nucléaires actuellement déployées avec les forces opérationnelles est passé à 3 825, contre 3 720 l'an dernier. Environ 2 000 d'entre elles – dont la quasi-totalité appartient à la Russie ou aux États-Unis – étaient maintenues en état d'alerte opérationnelle élevé.

Voir le communiqué du SIPRI

VEILLE

Revue de presse printemps 2021
par l'OBSERVATOIRE DU NUCLÉAIRE (mai 2021)

Télécharger ce document
PÉTITION Non à la libération des matériaux contaminés
dans le domaine public

par la CRIIRAD (mars 2021)
Signer cette pétition
HISTOIRE 10° ANNIVERSAIRE DE FUKUSHIMA
Minimiser les impacts catastrophiques d’un accident nucléaire est en passe de devenir un grand classique

par Sezin TOPÇU et Nolwenn WEILER (mars 2019)
Lire ce texte
ÉTUDE

L'arrêt immédiat du nucléaire est
techniquement possible à l'échelle européenne

par Élisabeth BRENIÈRE et François VALLET (juin 2019)

Lire ce texte


© AMBE

Contaminés de tous les pays, unissez-vous !

Le combat contre la politique nucléaire-atomique est une action de légitime défense.
L'impératif de protection de la société n'est ni de droite, ni de gauche,
ni technophobe, ni rétrograde, ni libéral, ni socialiste : il est vital et universel.
Il faut détruire les machines nucléaires qui nous tuent et congédier les chefs d'Etat qui nous trahissent.