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ARRÊT DU NUCLÉAIRE
La traduction automatique (en cliquant sur les drapeaux) peut génerer des fautes. Seule la version originale en français fait foi.
 
NOUS FAISONS DE CE PROCÈS LE NÔTRE

 

TRIBUNE – Au procès de Bure,
nous sommes toutes et tous des malfaiteurs !

Ce texte paraît simultanément sur Reporterre, Bastamag,
Mediapart, Politis, Lundi Matin, Terrestres, Contretemps et Libération.

 

En juin, cela fera 4 années que les portes des opposant·e·s au projet CIGEO d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure ont volé en éclat sous les coups de boutoir d’une instruction pour « association de malfaiteurs ».

Vingt domiciles perquisitionnés, dix militants et militantes interdits de se voir pendant 2 ans et demi, 100 téléphones placés sous écoute, 16 années cumulées de communications enregistrées, des balises posées sous des voitures, un escadron de gendarmes mobiles harcelant les habitants et habitantes au quotidien…

Cette scandaleuse traque d’État a tenté de paralyser ce mouvement de lutte vieux de 30 ans contre le plus gros projet industriel européen, dont les risques sont connus. 

Le 1er, 2 et 3 juin se tiendra le procès des inculpé.e.s « malfaiteurs » de Bure. Nous, universitaires, artistes, autrices, journalistes, syndicalistes, enseignant·e·s, agriculteur·trice·s, éditeurs, musicien·ne·s, humoristes, auteurs de bande dessinées, activistes, comédien·ne.·s, réalisatrices, architectes, scientifiques, élu·e·s, ami·e·s, affirmons notre profonde solidarité.

Lire la suite de cette Tribune

 

Tous à Bure !
en soutien au procès des opposant·e·s au projet Cigéo

« Association de malfaiteurs » : derrière ce chef d'accusation et la lourde instruction qui aura duré 4 ans, c'est bien l'engagement contre la poubelle nucléaire qui est visé. Pour cette raison *nous faisons de ce procès le nôtre*, celui de tou·te·s celles et ceux qui par leur engagement et leur histoire sont relié·e·s à la lutte de Bure. C'est le procès de la lutte contre Cigéo, contre le nucléaire.

Le collectif ADN s'associe à la Coordination Stop Cigéo
pour appeller à venir les 1, 2 et 3 juin en soutien aux sept inculpé·e·s et à la lutte contre Cigéo.

Plus d'informations

Nous sommes tous des malfaiteurs

Espace covoiturage / Formulaire d'accueil

Et cet été à Bure, les 16 / 26 août : Les Rayonnantes


Affiche du Mouvement vers Bure, 2001

 

Contrairement aux promesses initiales de l'industrie nucléaire, aucune manière satisfaisante de régler le problème des déchets radioactifs – à vie longue en particulier – n'a été trouvée depuis trois quarts de siècle.

Voir le dossier « Déchets nucléaires » du Collectif ADN

 

 

ÉTAT DES LIEUX

 

Réacteurs nucléaires dans le monde 1951/2021
CARTE INTERACTIVE (cliquez sur l'image) - par le WNISR, World nuclear industry status report, avril 2021

 

 

Quelques données

 

L'âge des réacteurs en France
par Marie-Christine GAMBERINI (avril 2017)

Les réacteurs Européens
par Marie-Christine GAMBERINI (2019)

Répartition par filière
de la production d'électricité française

Mise à jour instantanée sur le site de RTE

Ordres de grandeur
pour les différentes sources d'électricité

par François VALLET (juil. 2019)

Données sur le Charbon
par Marie-Christine GAMBERINI (juin 2019)

Principaux types
de Centrales thermiques à flamme

par Marie-Christine GAMBERINI (juin 2019)

Données sur le Gaz énergie
par Marie-Christine GAMBERINI (avril 2019)

Frise : Le nucléaire et ses luttes
... quelques jalons historiques

par Marie-Christine GAMBERINI
(publiée dans Atomes crochus n° 5, janv. 2019)

- version A4 à imprimer
- version pdf à faire défiler

 

SCÉNARIOS POUR ARRÊTER LE NUCLÉAIRE

 

La Transivolution
une chanson d'Anne MEYSSIGNAC

 

Note sur les principaux
scénarios de sortie du nucléaire

par Marie-Christine GAMBERINI
(juin 2019)

Scénarios ADEME (dec. 2018)
Étude complète
Scénario 100 % EnR (2015)

Étude de RTE et de l'AIE (2021)
Consultation autour de huit scénarios pour
un système électrique à forte part d’énergies
renouvelables en France à l’horizon 2050

Scénario Watt de RTE (2017)

Document France Insoumise
(consultation citoyenne fev. 2018)
Document France Insoumise
(présidentielles 2017)

Scénario NPA (avr. 2012)
et Version grand public (sept. 2016)

Document EELV(fév. 2015)

Les Verts et l'énergie (sept. 1991)

Plan de sortie en 3 ans
puis du charbon en 25 et du gaz en 10 de plus,
à horizon 2050, Greenpeace Allemagne (mai 2011)

 

L'Arrêt du nucléaire sans scénario
en 2 temps et 3 mouvements (aujourd'hui)

 

L'arrêt immédiat du nucléaire
est techniquement possible à l'échelle européenne

par Élisabeth BRENIÈRE et François VALLET (juin 2019)

Arrêter immédiatement la production d'électricité nucléaire signifie utiliser tous les moyens techniques existants sans autre condition que d’éviter le « black-out » (coupure d’électricité incontrôlée dans une partie ou la totalité du réseau électrique). Il s’agit donc d’éviter la catastrophe nucléaire sans attendre l’effet de mesures d’économies d’énergie ou la mise en oeuvre d’autres moyens de production que ceux qui existent déjà.

Cet arrêt immédiat est possible à l’échelle européenne.

En faisant appel aux différentes sources de production d'électricité existantes, il est possible d'arrêter immédiatement le nucléaire en Europe car il existe désormais des interconnexions et un marché de l'électricité à l'échelle de l'Europe géographique (Russie exclue), où la production électrique est en surcapacité.

Les installations européennes existantes, productrices d'électricité d'origine non nucléaire, sont largement suffisantes pour couvrir toute la consommation actuelle. Les lignes d'interconnexion ont été développées et sont également suffisantes pour assurer l'approvisionnement du marché sans risque de rupture. Et, le marché actuel de l'électricité étant européen, tout fournisseur d'électricité peut avoir accès aux productions des équipements non nucléaires européens.

Lire ce texte

TCHERNOBYL - 35 ANS / 26.04.1986

Hier Tchernobyl. Demain Flamanville ?
Communiqué du CAN Ouest (22 avril 2021)

La mise en service de l'EPR de Flamanville devient très improbable et est reportée après les élections présidentielles, en 2022. Et malgré cela, EDF fait livrer le combustible neuf (barres d'uranium enrichi). Depuis le 1er février 2021, chaque semaine, un à deux camions quittent l'usine de Romans sur Isère dans le Sud pour arriver à Flamanville. Même avec le confinement, ces convois ni urgents ni essentiels continuent.

voir aussi le communiqué d'ADN 34

Tenants et aboutissants
de la gestion du désastre de Tchernobyl

par Yves LENOIR (avril 2021)
président d'Enfants Tchernobyl Belarus

Document de synthèse sur l'accident de Tchernobyl et ses effets toujours présents, à l'occasion du 35ème anniversaire de la catastrophe. L'état général de la santé de la population belarusse ne cesse de se détériorer. Le déni sur cette contamination et le drame sanitaire qu'elle représente se poursuit toujours.

Texte en ligne ici.

Voir aussi l'entretien vidéo d'Yves LENOIR
par Sciences et Avenir, le 22 avril 2021

 

Cherbonyl, le succès d'une série équivoque
par Marc MOLITOR, La Libre Belgique (sept. 2019)

Le grand succès international de la série télévisée Chernobyl pose un grand problème. La réalisation est efficace et impressionnante. Les pronucléaires sont confortés dans leur opinion qu’il s’agissait d’une catastrophe soviétique. Les antinucléaires se réjouissent de ce rappel des dangers du nucléaire. Les associations Enfants de Tchernobyl enregistrent un regain d’appels de familles volontaires pour l’accueil d’enfants des zones contaminées. Et des victimes aujourd’hui oubliées se réjouissent qu’on reparle d’elles. Mais peut-on se réjouir qu’une œuvre de qualité hollywoodienne incontestable, non seulement comporte bon nombre d’erreurs, d’invraisemblances et de contrevérités, mais en outre évacue des dimensions essentielles de l’évènement dont elle parle ?

Lire ce texte

Voir aussi l'analyse très détaillée d’Yves Lenoir,
ainsi qu’un résumé de celle-ci par Catherine Lieber

 

Tchernobyl,
le monde d'après

un film d'Yves LENOIR
et Marc PETITJEAN
distribution ETB (2018)

Les pathologies observées sur le terrain en Belarus par les medecins de l'Institut Belrad viennent totalement invalider les schémas officiels retenus par les organismes internationaux en charge de la radioprotection.

 

 

En France, 35 ans après la catastrophe,
la désinformation est plus que jamais à l’œuvre

 

 

« Il faut s'attendre dans les jours qui viennent à un complot international des experts officiels pour minimiser l'évaluation des victimes que causera cette catastrophe. La poursuite des programmes civils et militaires impose à l'ensemble des États une complicité tacite qui dépasse les conflits idéologiques ou économiques ».

Bella BELBÉOCH, le 1er mai 1986
5 jours après l'explosion
du réacteur n°4 de Tchernobyl

 

 

Le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire Lénine de Tchernobyl explosait.

Des articles toujours plus nombreux réécrivent l’histoire du « Mensonge de Tchernobyl », le réduisant à une simple caricature qu’ils s’empressent ensuite de dénoncer. La mauvaise foi de certains auteurs est patente mais leur influence s’étend désormais à certains grands médias. Il est donc temps de faire face au révisionnisme ambiant : le mensonge de Tchernobyl n’est pas un mythe construit par des adeptes de la théorie du complot.

La CRIIRAD a rédigé toute une série de documents détaillant les dysfonctionnements, nombreux et graves, constatés dans la gestion de la crise de Tchernobyl par l’État français : chiffres tellement sous-évalués qu’ils en deviennent absurdes, affirmations totalement fausses sur les niveaux de risque sanitaire, violations des prescriptions réglementaires par ceux-là mêmes qui auraient dû les faire appliquer, défaut de protection des enfants qui recevront pour certains des doses à la thyroïde très supérieures aux normes en vigueur, etc.

 

La France n’en a pas fini avec le Mensonge de Tchernobyl (26 avril 2021)

Communiqué de la CRIIRAD (22 avril 2021)

Volet 1 : déclarations sur l’ampleur de l’accident et son impact en URSS (26 avril 2021)

Volet 2 : le passage du nuage de Tchernobyl sur la France(26 avril 2021)

 

 

Non à la libération des matériaux contaminés dans le domaine public

Le gouvernement s’apprête à lever l’interdiction de recycler dans le domaine public les déchets radioactifs issus du démantèlement des installations nucléaires.

Les déchets radioactifs métalliques produits par le démantèlement des installations nucléaires pourront être “libérés” et recyclés dans les filières conventionnelles si leur niveau de contamination ne dépasse pas les limites autorisées (dites “seuils de libération”). Ils ne seront plus soumis à aucun contrôle et se retrouveront, à terme, dans notre environnement quotidien.

De l’acier contaminé sera déclaré “non radioactif” par l’Administration alors que sa radioactivité artificielle (normalement égale à 0 Bq/kg) pourra atteindre 100 Bq/kg, 1 000 Bq/kg, et jusqu’à 10 millions de Bq/kg !

Ainsi que le démontre l’étude préliminaire de la CRIIRAD, il ne s’agissait pas de rechercher la meilleure option du point de vue de l’intérêt général mais de donner un habillage démocratique à des décisions prises par ailleurs pour préserver les intérêts de l’industrie nucléaire.


Synthèse de la CRIIRAD

SIGNEZ LA PÉTITION !

« D'abord, nous devons convaincre le public qu'une bonne santé n'est pas ce qui est le plus important »

 

 

Les effets biologiques à long terme des faibles doses de rayonnement ont donné lieu depuis le début des années 70 à des débats particulièrement animés où la sérénité scientifique n'a guère été respectée.

La polémique est quasiment restée confinée au milieu des experts en radioprotection et a été à peine abordée par les media. La palme de la discrétion revient à la France où tout s'est passé comme si une véritable censure s'était exercée, à moins qu'il ne s'agisse tout simplement d'une indifférence totale vis-à-vis de ce problème. Et pourtant il concerne la santé publique et il est un élément important du dossier de l'énergie nucléaire, probablement le plus important, pour déterminer les critères d'acceptabilité de cette énergie et pour en établir un véritable bilan sanitaire. Il est évident que dans ces conditions on ne pouvait guère espérer, malgré les besoins de la démocratie, que se tienne un débat académique courtois.

Le facteur de risque biologique lié aux faibles doses de rayonnement représente un enjeu économique considérable ; s'il est élevé cela doit entraîner, pour assurer une radioprotection suffisante, une augmentation des coûts de construction des installations, l'augmentation des coûts d'exploitation, l'aggravation des exigences pour le stockage des déchets, la réduction des autorisations de rejet d'effluents radioactifs (augmentant ainsi les quantités de matière à retraiter et à stocker); enfin certaines installations devraient peut-être arrêter leur activité. (...)

Il est possible que des critères purement sanitaires conduiraient à la conclusion qu'en cas d'accident grave sur une installation nucléaire, il serait impossible d'assurer une alimentation correcte de la population. Le problème des faibles doses de rayonnement pose donc de façon aiguë et urgente la question : doit-on protéger la santé publique, doit-on protéger les individus qu'ils soient foetus, enfants, vieillards ou malades ou doit-on préserver des intérêts économiques en acceptant que certains individus disparaissent de façon préférentielle ? Il est capital qu'une réponse claire soit faite à cette question ; il y va de la moralité des pouvoirs publics et des forces politiques qui sont censées représenter l'ensemble des citoyens. »

Effets biologiques à long terme des faibles doses de rayonnement ionisant
Roger BELBÉOCH, Colloque de Montauban, 1988

 


© AMBE

Contaminés de tous les pays, unissez-vous !

Le combat contre la politique nucléaire-atomique est une action de légitime défense.
L'impératif de protection de la société n'est ni de droite, ni de gauche,
ni technophobe, ni rétrograde, ni libéral, ni socialiste : il est vital et universel.
Il faut détruire les machines nucléaires qui nous tuent et congédier les chefs d'Etat qui nous trahissent.

 
RETOMBÉES DE TCHERNOBYL

 

La Supplication

 

Un événement raconté par une seule personne est son destin. Raconté par plusieurs, il devient l’Histoire. Mes interlocuteurs m’ont souvent tenu des propos similaires : « Je ne peux pas trouver de mots pour dire ce que j’ai vu et vécu… je n’ai lu rien de tel dans aucun livre et je ne l’ai pas vu au cinéma… Personne ne m’a jamais raconté des choses semblables à celles que j’ai vécues. »… Chaque chose reçoit son nom lorsqu’elle est nommée pour la première fois. Il s’est produit un événement pour lequel nous n’avons ni système de représentation, ni analogies, ni expérience. Un événement auquel ne sont adaptés ni nos yeux, ni nos oreilles, ni même notre vocabulaire. Tous nos instruments intérieurs sont accordés pour voir, entendre ou toucher. Rien de cela n’est possible. Pour comprendre, l’homme doit dépasser ses propres limites. Une nouvelle histoire des sens vient de commencer…

Sveltana ALEXIEVITCH, La Supplication

 

 

Le 26 avril 1986 commençait la catastrophe de Tchernobyl. Analysé, commenté, filmé depuis 35 ans, cet évènement majeur de notre histoire contemporaine reste une « énigme à résoudre pour le XX° siècle » nous avait annoncé Svetlana Alexievitch (prix Nobel de littérature en 2015).

C’est justement son texte La supplication, paru en 1997 dans la revue russe Amitié entre les peuples et traduit depuis dans de très nombreuses langues qui a permis aux lecteurs du monde entier de prendre conscience des effets délétères de cette catastrophe technologique et humaine sans retour.

Cet « Hymne à l’amour » vaut d’être chanté partout sur la Terre par un gigantesque chœur de femmes.
Un appel est lancé pour que le prologue de La Supplication soit lu partout ce 26 avril 2021.

Voir l'Appel du 26 avril Lire le prologue de La Supplication

 

 

La fête oubliée

La grande roue s’est arrêtée.
Les rires des enfants sont éteints pour toujours.
La forêt envahit les murs.
Et du naufrage de la ville
Ne restent que des souvenirs

Empoisonnés.

 

poéme de Catherine Lieber
dessin d'un enfant de Belarus

 

Contaminations radioactives

Risques nucléaires : à quand la fin du monopole des experts internationaux ?
par Christine FASSERT et Tatiana KASPERSKI
, The Conversation, 23 avril 2021

« Si les origines des accidents sont le plus souvent expliquées par des facteurs liés au développement de l’industrie nucléaire et de ses instances régulatrices à l’échelle nationale, la « gestion » de leurs conséquences dépasse progressivement les frontières nationales. À ce titre, l’accident de Tchernobyl va consacrer la monopolisation de l’autorité du savoir sur les radiations ionisantes par un ensemble restreint d’organisations – l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la Commission internationale de radioprotection (CIPR) et le Comité scientifique des Nations unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR). Par un jeu d’alliances et de cooptations, ces organisations se constituent en un ensemble monolithique sur le risque radiologique. »


 

Tchernobyl par la preuve — Vivre avec le désastre et après

par Kate BROWN, Actes Sud, 2021

Révélé dans ce livre : quelques heures après l'incendie de Tchernobyl, une flottille d'avions russes Tupolev TU-16 a sillonné le ciel jusqu'à 100 km autour de la centrale pour ensemencer les nuages radioactifs et déclencher prématurément des pluies létales. On comprend dans cet ouvrage à quel point Tchernobyl fait figure de mère des catastrophes modernes. La plupart de celles qui l’ont suivie reprendront le même schéma, dans lequel l’État gestionnaire se sert de l’accident pour transformer en profondeur la société — le plus souvent, contre son gré. On l’a vu à l’œuvre aux États-Unis après le 11 septembre, qui a renforcé la société de surveillance, au Japon après Fukushima, devenue emblème de l’acceptation — forcée — du risque technologique… et il y a fort à parier que la pandémie de Covid-19 ne le reproduise. Et ce, toujours au détriment des dépossédés.

Lire l'interview de Kate BROWN par Clara Marchaud
in Le Courrier d'Europe centrale, 11 mai 2021

 

 

Sept questions
à Youri Bandajevski

par Les Enfants de
Tchernobyl
(22 avril 2021)

En 2021, l’association française « Les Enfants de Tchernobyl », le Centre « Ecologie et Santé » d’Ivankiv (Ukraine) et l’Institut de radioprotection « Belrad » de Minsk (Biélorussie) l'affirment : « la catastrophe sanitaire de Tchernobyl se poursuit ».

Lire leur communiqué
de presse
(avril (2021)

 

Conséquences de la catastrophe
de Tchernobyl

par Alexey V. YABLOKO, Vassili B.et Alexey V.
NESTERENKO et Natalia E. PREOBRAJENSKAYA,
Académie des sciences de New -York (2010)

Cet ouvrage met à la disposition du lecteur une grande quantité d'études collectées dans les pays les plus touchés : la Biélorussie, la Russie et l'Ukraine. Les auteurs estiment que les émissions radioactives du réacteur en feu ont atteint dix milliards de curies, soit deux cents fois les retombées des bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki, que sur les 830 000 « liquidateurs » intervenus sur le site après les faits, 112 000 à 125 000 sont morts, et que le nombre de décès à travers le monde attribuables aux retombées de l'accident, entre 1986 et 2004, est de 985 000, un chiffre qui a encore augmenté depuis cette date.

Atlas des contaminations
radioactives France et Europe

par André PARIS et la CRIIRAD (2002)

Quel niveau de contamination a provoqué, en France, le passage du nuage de Tchernobyl ?

André Paris s'est attelé avec la CRIIRAD à mesurer et cartographier les retombées de Tchernobyl sur le territoire français et même au delà, et dresser cet Atlas de référence.

Livre à commander ici.

 

La santé des liquidateurs 10 ans
après l'explosion de Tchernobyl

Actes du Symposium organisé à Berne
par PSR / IPPNW Suisse (12 nov. 2005)
édité par l'association Les Enfants de Tchernobyl

La section Suisse de l’association internationale des “Médecins pour une Responsabilité Sociale pour la Prévention de la Guerre Nucléaire“ réfute les arguments officiels prétendant que la plupart des problèmes de santé après Tchernobyl sont dues à la radiophobie, au stress, à l’alcool, au tabac et à la désinformation par les médias. Avec les interventions de M. Fernex, C. Knüsli, A. Nidecker, M. Walter, V.B. Nesterenko, R.I. Goncharova, et autres...

Tchernobyl, le monde d'après
par Michel LABLANQUIE (avr. 2018)

Depuis le 26 avril 1986, la situation sanitaire dans les territoires les plus touchés par la catastrophe de Tchernobyl ne cesse de continuer d'empirer. La crise de Tchernobyl révèle la logique de la « protection radiologique internationale » : il s’agit bien de préserver l’avenir de l’énergie atomique en rendant socialement et politiquement acceptables l’exposition aux retombées radioactives et l’ingestion de nourriture contaminée par des radioéléments artificiels. Il faut donc déterminer et faire admettre un compromis entre coût des mesures exceptionnelles à consentir et exposition "tolérable" des groupes humains.

 

 

« Il n'y a pas la sécurité nécessaire pour éviter une catastrophe »
par le Pape FRANÇOIS, The Asahi Shimbum (nov. 2019)

« Je n'utiliserais pas l'énergie nucléaire tant que la sécurité d'utilisation n'est pas totale. Certaines personnes disent que l'énergie nucléaire est contraire au soin de la Création, qu'elle la détruira et qu'il faut l'arrêter. C'est en question. Je m'arrête sur la sécurité. Il n'y a pas la sécurité nécessaire pour éviter une catastrophe. La catastrophe nucléaire en Ukraine dure encore, depuis tant d'années. Je distingue de la guerre, des armes. Mais je dis ici que nous devons faire des recherches sur la sécurité, tant sur les catastrophes que sur l'environnement. Et sur l'environnement, je crois que nous sommes allés au-delà de la limite. »

cité par Vatican News, 35 ans après Tchernobyl,
entre blessures et peurs toujours ouvertes
(26 avril 2021)


Jean-Marc Rochette
« L'enfant de Tchernobyl »

 

Entretien avec Youri BANDAJEVSKI
réalisé par Roland MERIEUX (2011)

Il y a dix ans, se préparait la 25ème commémoration de l’accident de Tchernobyl. Youri Bandajevski, anatomo-pathologiste, qui après l’accident de 1986 était allé fonder un hôpital et une université de médecine au coeur des zones contaminées, qui 9 ans plus tard a été emprisonné par la dictature bélarusse pour ses opinions sur la prise en charge des victimes de Tchernobyl, et qui après sa libération a fondé au bord des zones contaminées ukrainiennes un centre international destiné à la radioprotection des habitants des zones contaminées, était un interlocuteur particulièrement à même d’enrichir en profondeur notre réflexion autour de cette commémoration. Tchernobyl, Fukushima… après la survenue de la catastrophe japonaise, l’entretien s’est poursuivi.

When safe enough is not good enough :Organizing safety at Chernobyl

by Sonja D. SCHMID (mars 2011) - en anglais
Bulletin of the Atomic Scientists, Vol. 67, Issue 2

Quand suffisament sûr n'est pas suffisant :
organiser la sureté à Tchernobyl

Tchernobyl n'était pas un désastre en attente de se produire, mais il s'est produit malgré les efforts continus pour améliorer la sureté nucléaire. Tchernobyl met en lumière que ce que l'industrie nucléaire considère que « suffisamment sûr » est toujours lié à des périodes historiques spécifiques, des contextes culturels et des arrangements institutionnels, et que même les meilleurs efforts pour assurer la sûreté nucléaire ne suffiront pas.

Traduction google

 

CONTROVERSES NUCLÉAIRES

Film de Wladimir Tchertkoff, 2003, 50'

 

Ce film montre les tensions entre les différents protagonistes présents à la Conférence internationale sur les conséquences médicales de la catastrophe de Tchernobyl, organisée à Kiev en juin 2001 sous l’égide de l’OMS. Il témoigne des dénis exercés par les institutions pronucléaires de l’ONU, responsables de la gestion des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl, qui condamne des millions de cobayes humains à expérimenter dans leur corps des pathologies nouvelles dans le vaste laboratoire à ciel ouvert des territoires contaminés par Tchernobyl. Avec la participation de Michel Fernex, Chris Busby, Alexey Yablokov, Yuri Bandajevsky, Vassili Nesterenko et de nombreux radiobiologistes russes.

 

 

« Les partisans de l’énergie nucléaire mais aussi et surtout ceux des usines de retraitement de déchets et des surrégénérateurs ne sont en rien meilleurs que l’a été le Président Truman qui a fait bombarder Hiroshima. Ils sont même pires que lui, car les gens en savent aujourd’hui bien plus que le naïf président pouvait en savoir à son époque. Ils savent ce qu’ils font ; il ne savait pas ce qu’il faisait. Que nous, les hommes, nous périssions à cause d’un missile nucléaire ou d’une centrale prétendument pacifique, cela revient absolument au même. Les deux sont aussi meurtriers. Tuer, c’est tuer. Mort, c’est mort. Ceux qui préconisent l’un et ceux qui préconisent l’autre, ceux qui minimisent les effets de l’un et ceux qui minimisent les effets de l’autre se valent. »

Günther ANDERS, 1986, Dix thèses pour Tchernobyl

 

 

« Avec le réchauffement climatique et la hausse du prix des énergies fossiles, le nucléaire semble faire un retour en force dans les choix des politiques énergétiques de nombreux pays. Je ne comprends pas comment on peut parler du nucléaire comme d’une énergie propre. Ce n’est pas vrai, et les représentants du lobby nucléaire le savent bien. C’est sans doute parce que je ne cesse de le répéter que ceux-ci me détestent, je le redis : les taux de rejet des centrales, même à doses infimes, sont nocifs. Et cela, le lobby nucléaire ne veut pas l’admettre. »

Yury BANDAJEVSKI, Le Courrier (14 Mars 2007)

 


© AMBE

« Quand l'électricité devient la fille du nucléaire, c'est-à-dire la sœur des déchets mortels qui dureront des milliers d'années, l'intellectuel, héritier des Lumières, peut-il encore se protéger des accusations délétères d'obscurantisme en fuyant l'arène ? Peut-il, sans perdre son statut, se consacrer essentiellement à des futilités à la mode, à des débats "très tendance" ? En classant l'objet "nucléaire" au rang des choses étrangères à son cerveau, l'intellectuel abandonne lâchement le terrain de l'intelligence et de la survie à de misérables militants qui se castagnent avec les miliciens de l'appareil économique. »

Jacques TESTART, « Technoscience cherche intellos », Libération, 18 nov. 2002

 

 
FUKUSHIMA - 10 ANS / 11.03.11

 

Il y a dix ans débutait
la catastrophe nucléaire de Fukushima

Contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, la catastrophe n'est pas terminée, les conséquences sanitaires et environnementales de Fukushima sont largement minimisées.

 

Déclenchée le 11 mars 2011 et loin d'être terminée, la catastrophe nucléaire de Fukushima poursuit son œuvre de contamination de l'air, l'eau et la terre.
Plus de 100 000 personnes évacuées sont toujours réfugiées, privées de toute aide, et stigmatisées. L'opérateur Tepco manœuvre pour déverser dans le Pacifique plus d'un million de tonnes d'eau terriblement radioactive qu'il ne sait plus comment stocker…

En France, dans le pays le plus nucléarisé du monde, en a-t-on tiré les leçons ?
Le pouvoir s'est-il dit qu'il était décidément temps de mettre fin à cette industrie mortifère ?

 

Macron l’a dit au Creusot le 8 décembre 2020 :
« Sans nucléaire civil pas de nucléaire militaire,
sans nucléaire militaire pas de nucléaire civil. »

Il faut cesser de tergiverser :
arrêtons de contaminer la terre et les êtres vivants, arrêtons de produire des déchets radioactifs qu’il va falloir surveiller pendant des milliers d’années, arrêtons de grever l’économie du pays par des subventions massives à une industrie de guerre, arrêtons de faire peser sur l'humanité la menace de sa destruction.

 

 

« Sans nucléaire civil pas de nucléaire militaire, et inversement. »

Puisque l'un ne va pas sans l'autre,
il faut se débarrasser des deux !

 

Lire le communiqué
et voir les actions en France

Civil et militaire, il faut s'opposer aux deux !

En France, Macron l’a dit, sans nucléaire civil pas de nucléaire militaire et inversement.
Le mouvement antinucléaire n’avait pas attendu l’adepte du « en même temps » pour faire le lien entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire. Des raisons historiques l’expliquent très bien : production du plutonium pour la bombe, culte de la soi-disant « toute puissance » pour rentrer dans la cour des grands, fuite en avant dans la démesure et la grande entreprise de prédation.

Certains groupes d'opposants au nucléaire militaire ont estimé que le lien avec l'atome civil
était rompu ou pouvait l'être, et que les deux problématiques seraient utilement disjointes.

Or avec son récent discours du Creusot, le 8 décembre 2020, le président de la République vient de leur infliger un démenti cinglant et de remettre sans ambiguïté les pendules à l'heure. L'imbrication absolue entre les deux filières ayant maintenant été très explicitement confirmée au plus haut niveau de l'État français, nous ne comprendrions pas qu’elles puissent encore être dissociées, voire opposées, dans les discours militants.

Voir notre DOSSIER et notre interpellation

Sur le discours de Macron : lire notre COMMUNIQUÉ

 
RETOMBÉES DE FUKUSHIMA

 

Fukushima, 10 ans après

 

Retour sur la catastrophe

 

 

« Nature n’endure mutations
soudaines sans grande violence »

François RABELAIS

Dix ans après Fukushima
plongée dans l'enfer de la centrale
ravagée : « Je nous voyais tous morts »

par Robert PRUDENT (mars 2021)
sur le site de France infos

Récit des quatre jours et quatre nuits de mars 2011 où des centaines d'ouvriers ont tenté, parfois au péril de leur vie, de contenir les dégâts du séisme et du tsunami qui ont détruit la centrale nucléaire japonaise.

 

Dix ans après la catastrophe
de Fukushima, est-il possible de vivre,
travailler et cultiver en zone contaminée ?

par Pierre PÉGUIN (jan. 2021)
Texte publié dans Nature et progrès n°131

Depuis le 11 mars 2011, le département de Fukushima,
l’un des trois départements du Japon les plus peuplés d’agriculteurs, subit la catastrophe atomique la plus importante après celle du 26 avril 1986 de Tchernobyl.

Fukushima Daiichi,
l’actualité au 11 mars 2021

par Pierre FETET sur le blog de Fukushima

L’information a été largement diffusée au Japon fin 2020 : les inspecteurs de la NRA (l’Autorité de sûreté nucléaire du Japon) ont relevé des débits de dose de 10 Sv/h au-dessus des dalles fermant les enceintes de confinement des réacteurs 2 et 3. Cette dose est létale en une heure. Autant dire que les opérations de démantèlement sont reportées à la St-Glinglin.

Au Japon, une loi liberticide
est imposée par le gouvernement nucléariste

par Yûki TAKAHATA (déc. 2013)

Une loi autorise les administrations à classer "secret d’Etat" toute information jugée sensible et relative à la sécurité nationale et à la lutte contre le terrorisme. Elle permet de criminaliser toute activité et opinion exprimées à l’encontre des autorités, par exemple une manifestation exigeant l’arrêt du nucléaire pourrait devenir un acte terroriste.

 

Les cas de cancers de la thyroïde
chez les enfants de Fukushima multipliés par 20

par Alex ROSEN sur le site de l'IPPNW (en allemand)
traduit en français sur Fukushima blog

En 2011 la population japonaise a été exposée aux retombées radioactives dans beaucoup d’endroits. Certains vivent encore aujourd’hui dans des régions irradiées où ils sont chaque jour confrontés à des doses de radioactivité élevées : points chauds (hotspots) radioactifs dans les rues, les champs de riz ou les bacs à sable, champignons ou algues contaminés, eaux souterraines radioactives et recontamination par les feux de forêts et les inondations. L’un des effets secondaires les plus redoutés de l’exposition à la radioactivité est l’apparition de cancers via des mutations de l’ADN.

Minimiser les impacts catastrophiques
d’un accident nucléaire est en passe de devenir un grand classique

par Sezin TOPÇU et Nolwenn WEILER (mars 2019)

« Il est possible de mener une vie normale » dans les zones contaminées par la radioactivité, assure le ministre japonais de la Reconstruction, huit ans après l’accident nucléaire majeur de Fukushima. Ce discours de « normalisation », qui vise à minimiser le risque nucléaire et les conséquences d’un accident n’est pas l’apanage des autorités japonaises : on le retrouve en France depuis le lancement du programme nucléaire ou en Biélorussie après Tchernobyl. Sezin Topçu, historienne et sociologue des sciences, décrypte pour Basta ! cette stratégie de communication, qui accompagne des politiques exonérant les exploitants de centrales nucléaires de leurs responsabilités

 

 

« L’expression de « radio-gestion » (hōshasen kanri), couramment utilisée au Japon pour désigner
la radioprotection, rappelle utilement la primauté des aspects économiques du problème, non seulement en situation de crise mais aussi pour le fonctionnement quotidien de l’industrie.
De même que la radioprotection, l’épidémiologie peut être détournée de son but originel de protection et ajoutée à l’armada des moyens utilisés pour minimiser les effets des radiations sur la santé humaine. »

Annie THÉBAUD-MONY et al., Fukushima ou la "radioprotection". Retour sur
un terrain interrompu. Santé au travail : approches critiques
, La Découverte, 2012

 

Pour les habitants autour de Fukushima,
« il y a une injonction à être des contaminés satisfaits »

par Thierry RIBAULT, interviewé par Nolwenn Weiler sur le blog de Basta!Mag (12 mars 2021)

À Fukushima, autorités et experts ont invité les habitants à s’accommoder au plus vite
d’une situation gravissime. Thierry Ribault explique comment le concept de résilience
sert à étouffer toute réflexion sur les causes réelles des catastrophes.

 

   

Contre la résilience,
à Fukushima et ailleurs

par Thierry RIBAULT, auteur de Contre la résilience

Radio Libertaire (11 mars 2021)

 

 

Rapport UNSCEAR du 9.03.2011
des conclusions opposées à celles
de plusieurs études indépendantes

par la CRIIRAD (11 mars 2021)

Dans son rapport daté du 9 mars 2021, l’UNSCEAR stipule à propos de la catastrophe de Fukushima : « Le Comité estime que, sur la base des données disponibles, la forte augmentation (par rapport à celle attendue) du nombre de cancers de la thyroïde détectés chez les enfants exposés, n'est pas le résultat d'une exposition aux rayonnements » et impute l’augmentation à un « effet de dépistage » ou de « surdiagnostic ». La CRIIRAD s’élève contre cette conclusion catégorique et peu scientifique qui exclut toute contribution possible des rejets radioactifs de la centrale nucléaire de Fukushima.

 

Rapport 2021 de l'UNSCEAR

Le Comité scientifique des Nations unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) a rendu début mars son Rapport 2021 sur «l'accident» de Fukushima : aucun décès ni aucun effet néfaste sur la santé des résidents de la préfecture de Fukushima directement attribuable à l’exposition aux rayonnements n’ont été documentés et il est peu probable qu’un effet futur sur la santé soit perceptible. Selon Gillian Hirth, sa présidente, « Il y a toujours un risque de cancer quand des populations sont exposées, même à de faibles doses, mais nous ne pensons pas pouvoir détecter d’augmentation par rapport à l’incidence normale de la maladie dans cette population. »

 

 

Fukushima, le bilan humain
est plus lourd qu’annoncé

par Émilie MASSEMIN
pour Reporterre (23 mars 2021)

Le bilan de l’accident nucléaire de Fukushima fait souvent débat. Entre le nombre de morts et de cancers suspectés ou déclarés, un comité scientifique de l’ONU (l'UNSCEAR) affirme, lui, qu’aucune conséquence significative n’est liée aux retombées radioactives. Une argumentation qui ne fait pas l’unanimité. (...) Une chose est sûre cependant : le bilan de la catastrophe est lourd. Et s’il est moins important que celui de l’accident nucléaire de Tchernobyl, c’est que le vent, favorable au moment des explosions des réacteurs et de la surchauffe de la piscine d’entreposage du combustible, a poussé 80 % de la radioactivité vers l’océan Pacifique plutôt que vers les terres habitées.

 

Hiroshima, Tchernobyl, Fukushima :
des crimes contre l’humanité

parJean-Marc ROYER,
paru dans lundimatin#279, le 14 mars 2021

Le largage des bombes atomiques, puis « l’expérience Tchernobyl » et le désastre de Fukushima, furent non seulement des crimes contre l’humanité mais, fait nouveau, des écocides. Si le refoulement de ce type de catastrophe systémique pour l’écosphère persiste, il ne sera pas sans conséquences pour l’avenir de l’humanité.


 

Webinaire de la CRIIRAD

le 6 mars 2021
« Fukushima 10 ans »
Quelles réalités ?

Sept experts japonais et français analysent la situation actuelle à Fukushima,
avec Tetsuji Imanaka, Hisako Sakiyama, Kolin Kobayashi et Shin-ici Kurokawa

Partie 2 : avec Junichi Ônuma,
Akiko Morimatsu et Bruno Chareyron

 

Visioconférence
Fukushima : de l’emprise à l’impasse nucléaire

par Christine FASSERT
le 11 mars 2021

organisée par les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, les Amis du Monde Diplomatique, Attac Toulouse, FNE Midi-Pyrénées, l’Université Populaire de Toulouse, et le Réseau SDN

 

 

      Autres vidéos ici, avec une courte introduction,
l'intervention de Rémi SCOCCIMARRO (géographe) et un débat entre participants.

 

 

Fukushima : 10 ans déjà

Toujours rien de réglé sur place et des contaminations pour des millénaires

 

Sur 54 réacteurs nucléaires en service au Japon en mars 2011 :

• 27 sont définitivement arrêtés ;

9 ont une autorisation de redémarrage ;

seuls 2 ou 3 fonctionnent en ce moment du fait d'oppositions locales ;

la plupart des 18 autres ne redémarreront jamais, pour raisons techniques ou financières.


Alors, l'arrêt du nucléaire en France ?
Maintenant ? ou après la cata ?

 

Téléchargez ce tract Informez, informez-vous... :
collectif-adn.fr fukushima-blog.com stopgolfech.org tchernoblaye.free.fr

 

Revue de presse HIVER 2020-2021 (mars 2021)
de l'actualité de l'industrie nucléaire en France et dans le monde

Revue de Presse de l'Observatoire du nucléaire

 

 

 
DE THREE MILE ISLAND À « THREE ELEVEN »

 

Notre ami l'atome

un film de Kenichi WATANABE sur ARTE (juillet 2020)

 

Le film « Notre ami l'atome : un siècle de radioactivité » de Kenichi Watanabe, est visible en replay sur Arte jusqu'au 17 juil. 2022.

Ce documentaire montre à travers différents accidents nucléaires militaires et civils, dans le Pacifique et au Japon, que les effets réels des radiations sont partout et toujours dissimulés.

À noter les interventions de Hisako Sakiyama, médecin radiologue japonaise, sur les lésions que les radiations provoquent sur l'ADN (31:00), et pour une explication synthétique de la différence fondamentale entre irradiation externe et interne (35:30).

L'enjeu du lobby nucléaire, au niveau international, a toujours
été de nier l'ampleur de la contamination atomique sur la santé, et c'est une réussite dans ce film que de le démontrer.

Le mensonge premier est organisé au sein même des institutions internationales (AIEA, UNSCEAR, OMS). Ce levier officiel permet au lobby nucléaire de prospérer. Face à cela, les arguments antinucléaires perdent leur substance : où est le problème, si la radioactivité n'est pas dangereuse ?

Selon l'UNSCEAR, Tchernobyl n'a fait officiellement que 50 morts (et Fukushima aucun - ni présent ni à venir). Leur bilan, validé par tous les États représentés à l'ONU, est publié ici : http://www.unscear.org/unscear/fr/chernobyl.html.

... et autres films sur Fukushima et le nucléaire à voir sur ARTE TV

 

Du rab de rads ?

Cancer, l’art de ne pas regarder
une épidémie

par Celia IZOARD, Revue Z n°13 (mai 2020)
(article repris par Reporterre, sept. 2020)

De nombreux types de cancers se multiplient très rapidement depuis deux décennies. Pourtant, l’information sur leur chiffre est lacunaire. Mais l’État ferme les yeux, et rejette la responsabilité sur les comportements individuels, plutôt que sur les polluants.

Actes du Symposium
« Les Conséquences biomédicales
et écologiques de l'accident nucléaire
de Fukushima »
(mars 2013)
organisé par la Fondation Helen CALDICOTT
publié par les éditions de Fukushima

L’ensemble des communications de ce symposium de 2013 est toujours d’actualité, pour celles et ceux qui veulent connaître dans le détail la catastrophe de Fukushima ou qui souhaitent avoir les bases de ce qu’il faut savoir sur le nucléaire, son histoire et ses conséquences.

 

 

Liens entre cancers et nucléaire
par Annie THÉBAUD-MONY (avr. 2014)
Conférence sur les conséquences sanitaires
de l’activité des salariés sous-traitants du nucléaire

Voir aussi son intervention lors de l'atelier
du FSM-AN en nov. 2017 (à partir de 41'30).

 

La radioprotection doit être refondée
ses bases scientifiques sont erronées

par Paul LANNOYE (nov. 2017)

Différentes études sur la contamination radioactive,
analysées et comparées aux modèles en vigueur
.

 

 

La controverse sur le bilan humain
de l'accident de Tchernobyl

par Marc MOLITOR (26 avril 2016)

Des  estimations extrêmement contradictoires sont faites par les uns et les autres sur le bilan humain de la catastrophe de Tchernobyl. Les organisations internationales regroupées autour de l’AIEA l’estiment finalement assez limité.  Elles sont contestées par de nombreuses données, études, analyses qui, rassemblées, permettent de dresser un tableau beaucoup plus lourd des conséquences sanitaires de la catastrophe.

 

Ni catastrophe, ni accident
- simple incendie ?

Notes en marge du rapport 2002 de l'ONU
par D.M. GRODZINSK (Ukraine), V.B. NESTERENKO
(Belarus) et A.V. YABLOKOV (Russie)

On trouve dans le rapport de l'ONU des paroles fort justes, telles qu'il est « nécessaire d'avoir une information complète, véridique et précise sur les conséquences de l'accident » et que tout argument doit être soumis à « une expertise détaillées et honnête ». Mais la lecture attentive du Rapport nous oblige à conclure que ce document manque justement de véracité, et que l'information qu'il donne n'est ni complète, ni objective...

 

 

le coût de l'accident nucléaire

LA PARISIENNE LIBÉRÉE « Arithmétique de l'accident nucléaire »
Chronique et sources sur Médiapart le 13 mars 2014, avec Sezin TOPÇU

 

Combien de cobayes ?

« À la vue des résultats des études de santé publiées depuisquelques années, on voit que les programmes nucléaires ont été lancés alors qu’il n’y avait aucune donnée sûre concernant les effets que pourraient produire les installations nucléaires.

L’absence de données sûres, camouflée par les experts officiels, n’a pas empêché le lancement de plus en plus accéléré des programmes nucléaires : les programmes militaires, les tests de bombes dans l’atmosphère et enfin les programmes civils nucléaires. Chacune de ces étapes a aggravé la situation en ce qui concerne les problèmes de santé des travailleurs et de la population.

La polémique actuelle sur l’effet cancérigène des faibles doses de rayonnement montre bien qu’il n’est pas possible d’établir avec certitude le risque causé par le rayonnement, soit par extrapolation de quelques mesures faites sur des animaux ou des hommes, soit par des considérations à priori. La seule méthode valable est la méthode expérimentale. Pour savoir si une dose donnée de rayonnement présente un danger, il n’y a qu’une méthode : étudier une population nombreuse qui a été irradiée avec cette dose, attendre la mort des gens et entreprendre une étude statistique qui dira si oui ou non cette population a subi un risque important.

Si l’on veut être réaliste et ne pas craindre d’être cynique, il faut dire aux travailleurs de nucléaire et à la population : « exigez des mesures sérieuses dans et hors des installations nucléaires, exigez des mesures correctes des rejets de produits radioactifs, exigez des examens médicaux fréquents, formule sanguine, analyse de moelle, exigez qu’on vous mette en fiche, vous, votre famille, vos enfants, exigez qu’on vous autopsie après votre mort. Cela ne vous protégera pas à coup sûr du danger, mais quand vous serez tous morts, cela permettra aux statisticiens de connaître les risques que vous avez subis à cause de l’industrie nucléaire. Pour connaître les effets génétiques, il faudra poursuivre la mise en fiche pendant 3 ou 4 générations.

Les premières études sérieuses faites sur les premiers cobayes humains du nucléaire montrent que le danger est bien plus grand que ce qu’affirment les milieux officiels.

Faut-il désirer avoir plus de précisions sur ce danger et augmenter le nombre de cobayes ? »

Roger BELBÉOCH, Actes Nucléaire et Santé,
Assises Internationales du retraitement, Equeurdreville (oct. 1978)

 

 
Roger BELBÉOCH, « Histoire et critique radicale du nucléaire », intervention donnée en 2006
à l'île de Groix au café "Le Bateau ivre"
. Montage vidéo de 2014 par le Groupe Groix
L'intégralité des deux interviews originaux sont proposés ici sur leur site.

Téléchargez « Fukushimablues » de Roger BELBÉOCH
Retranscriptions des vidéos d'entretiens de Bella et Roger BELBÉOCH par le Groupe Groix

 

 


© AMBE
 

Les anomalies de I'EPR de Flamanville :
une liste à rallonge de casseroles

Bétons fissurés, multiples soudures défectueuses, défaillance du système de contrôle-commande (le centre névralgique du réacteur), nombreux manquements dans la fabrication et le contrôle de qualité des pièces forgées au Creusot, dissimulation d'informations sur des anomalies; sans oublier les défauts du couvercle et du fond de la cuve du réacteur déjà fragilisés avant même d'avoir servi, anomalies que Pierre-Franck Chevet, alors président de l'Autorité de Sûreté nucléaire, n'hésitait pas à qualifier en 2015 devant des parlementaires « de sérieuses, voire de très sérieuses ». L'ASN a finalement autorisé l'utilisation de la cuve, à condition que le couvercle défectueux soit changé en 2024... pour un démarrage qui n'interviendrait pas avant mi-2023, au plus tôt !

Nombreux accidents de chantier non déclarés et infractions au droit du travail. Après avoir épuisé tous les recours possibles, Bouygues est définitivement condamné pour avoir fait travailler à grande échelle des salariés non déclarés sur le chantier de I'EPR de Flamanville (Manche). Bouygues avait employé en toute illégalité au moins 460 travailleurs roumains et polonais entre 2008 et 2012, sur ce chantier du réacteur nouvelle génération, primordial pour EDF (propriétaire du site) et Areva (qui en assure la construction). Les deux procès ont permis de dévoiler la banalité et la cruauté des conditions de travail des forçats du BTP employés à Flamanville, où une centaine d'accidents du travail n'ont pas été déclarés. En première instance, le chef du chantier pour Bouygues à l'époque des faits avait lâché : « sur le chantier de I'EPR, on a autre chose à faire que vérifier la situation des ouvriers ».

 

CHANGEMENT CLIMATIQUE ET NUCLÉAIRE

 

Le CLIMAT est-il favorable au NUCLÉAIRE ?

par Stéphane LHOMME (fév./mars 2021)

Cela fait plus de 20 ans que l’industrie nucléaire se dit en mesure de « protéger le climat », mais elle prétend ces derniers temps que cette thèse gagnerait du terrain, en particulier chez les jeunes. Qu’en est-il vraiment ?

Vous avez peut-être vu ou entendu ces derniers temps des publicités vantant le caractère « bascarbone » de l’énergie nucléaire, ou des déclarations en ce sens de la part de dirigeants industriels ou politiques. Pourtant, cela n’a rien d’une nouveauté, loin de là : durant la première décennie du siècle, sous la férule de sa « reine » la fameuse Anne Lauvergeon, l’entreprise Areva, prétendue « géant du nucléaire », a inondé les pages des journaux et les ondes des télés et radios de publicités incontestablement mensongères car présentant l’atome comme une énergie « sans CO2 ». (...)

Article paru dans la revue « Nature et Progès »

Pollution thermique et Climat
Dans quelle mesure l'énergie nucléaire réchauffe-t-elle la planète ?

par François VALLET (10 mai 2021)

En novembre 2019, la société Orano (ex Areva) publiait dans le magazine Femina, diffusé par plusieurs titres de la presse quotidienne régionale, une publicité dont le message principal était : « nucléaire : eh non, on ne réchauffe pas la planète ». Ce slogan publicitaire était inscrit dans le panache d’une tour de refroidissement de centrale électrique. Or c’est l’équipement qui a précisément pour fonction de refroidir le condenseur de la machine à vapeur actionnée par la chaleur de fission atomique… qui réchauffe la planète. Contre l’évidence Orano n’avait pour seul argument qu’une mauvaise publicité. (...)

Orano : publicités mensongères
par Chantal CUISNIER pour Can-Ouest (mai 2020)

Le Jury de déontologie de la publicité vient de donner raison aux lanceurs d'alerte qui avaient déposés plainte fin 2019 contre des publicités d’ORANO qu’ils jugeaient mensongères, biaisées et inacceptables.

Plainte contre Orano
par François VALLET (nov. 2019)

Mémoire de la plainte déposée auprès du Jury
de déontologie publicitaire contre la publicité mensongère, biaisée et inacceptable d'Orano
.

Communiqué sur la plainte

Nucléaire et climat
par Jean-Luc PASQUINET (mars 2021)

Beaucoup d’entre nous sont de vieux militants antinucléaires. À ce tire au cours du temps et en particulier ces dernières années, nous avons pu constater un désintérêt pour la lutte antinucléaire alors que nucléaire militaire et civil restent une menace majeure. Nous vivons une démobilisation certes, mais nous ne nous attendions pas à voir le nucléaire proposé comme solution à la crise climatique, comme le fait par ex JM Jancovici. Pourtant nous avons été informés que le système industriel a toujours voulu faire passer comme bon pour l’environnement et la santé ses pires pollutions. Il s’agit à la fois d’une erreur et surtout d’un gros bluff car la relance du nucléaire nécessité par cette vision est à la fois irréaliste et irréalisable.

Le nucléaire ne sauvera
pas le climat...
et le dérèglement
climatique le rend plus gangereux encore
Tract d'ADN 34 (mai 2019)

Urgence climatique
ou nucléarisation forcée ?

par François VALLET (nov. 2019)

Depuis quelques temps il ne se passe pas un jour sans que les «grands médias» nationaux nous parlent de l’urgence climatique et de la nécessité d’agir pour «sauver la planète». Bizarrement, ces grands médias ne parlent jamais de l’extrême urgence à mettre hors d’état de nuire les arsenaux nucléaires et les installations nucléaires destinées à la production d’électricité.

Négationnisme nucléaire et climat
concurrence des catastrophismes

par Annie et Pierre PÉGUIN (juin 2019)

Deux risques catastrophiques menacent le vivant et sollicitent notre engagement. Mais, si un nombre croissant de personnes se mobilisent pour « sauver le climat et la planète », ce n’est pas le cas pour l’arrêt du nucléaire civil et militaire. Est-ce justifié ? Tout se passe comme si le risque climatique est utilisé pour faire écran au risque nucléaire dont le négationnisme se perpétue depuis son origine.
sur le site de l'Appel de Genève 2

 

La Commission européenne critiquée
pour son rapport sur l’énergie nucléaire

Un article d’Euractiv Allemagne (juil. 2020)

La Commission européenne examine l’impact environnemental de l’énergie nucléaire par l’intermédiaire du Centre commun de recherche (JRC). Une procédure qui suscite de vives critiques, JRC étant lié au programme « Euratom » de l’UE.

L’Europe favorisera-t-elle le nucléaire
au nom de l’« urgence climatique » ?

par Mathilde DORCADIE pour Reporterre (juil. 2020)

La Commission européenne n’a jamais pris position au sujet du nucléaire — qui divise les États membres. Elle pourrait être amenée à le faire pour soutenir les objectifs de neutralité carbone de son Pacte vert.

Les mensonges du nucléaire belge
par Françis LEBOUTTE (juin 2020)
Fin du nucléaire Belgique

Communiqué qui dénonce les mensonges de l’industrie nucléaire, des gouvernements qui la maintiennent en survie artificielle et des instances internationales qui lui servent de caution (AIEA et GIEC), et qui met en pièce l’argument selon lequel le nucléaire serait bon pour le climat puisque qu’il émet très peu de CO2. Article original

Pour la sécurité climatique
par Ben CRAMER (fév. 2020) sur le site Athena 21

Le Climat, une affaire d'enfumage
par Ben CRAMER (avril 2019)

Bilan Carbone et exception militaire
par Ben CRAMER (mai 2017)

PANDÉMIE ET PENDEZ-MOI

 

Liens entre COVID19 et NUCLÉAIRE

« Avec la Covid-19, on se trouve, comme avec la radioactivité, devant un danger invisible. Il y a des parallèles intéressants entre ces deux maux, ces ennemis insidieux, les virus et les radionucléides qui se répandent dans l’environnement. On a un rapport étrange avec l’intérieur, avec l’extérieur. Il faut se méfier de tout. C’est très angoissant. La radioactivité, c’est le crime parfait : on ne voit pas les victimes, la norme n’est qu’un compromis entre un dommage sanitaire et un intérêt économique. »

Christina FIRMINO, réalisatrice du film « Retour à la normale » (2019), interview pour FR3, avril 2020

Radiations, pandémie, insurrection
par Sabu KOHSO, dans lundimatin#277 (mars 2021)

Préface inédite à l’édition de Radiations et révolution qui vient de paraître en France aux Éditions Divergences. L'auteur Sabu Kohso revient sur les évènements de Fukushima en appellant à faire dévier notre attention du concept de « monde » vers celui de « terre ».

Virus et radioactivité,
prenons le temps de comparer !

par Philippe LOOZE (avril 2020)
Texte publié sur le blog de Fukushima

En mars 2011, des milliers de Japonais se sont retrouvés confinés dans un rayon entre 20 et 30 km autour de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi. Aujourd’hui, en tant que confinés, on peut se rendre compte de ce qu’ont vécu ces gens pris au piège de l’évènement que personne n’avait prévu. Que signifie être confiné en cas de catastrophe nucléaire ? : des parallèles intéressants peuvent être faits entre ces deux maux invisibles et insidieux, les virus et les radionucléides qui se répandent dans l’environnement. Des analogies, des différences et des interactions.

 

Travailleur du nucléaire mis à pied par sa hiérarchie pour avoir dénoncé le recours à la sous-traitance et les conditions de travail dans le nucléaire, Gilles Reynaud était au tribunal des Prud'hommes de Nanterre le 17 mars. Verdict le 16 juin.

Voir le compte-rendu de la mobilisation

Gilles Reynaud avait été convoqué par la commission d’enquête
parlementaire sur la sûreté et la sécurité nucléaire. Il a témoigné
sous serment des conditions de travail mettant en danger les travailleurs du nucléaire et les populations alentours. À peine un mois après il était convoqué par sa direction et quelques semaines plus tard recevait sa mise à pied, qu’il conteste en saisissant le tribunal des Prud’hommes.

Le Collectif Arrêt du nucléaire assure Gilles REYNAUD de son soutien face à Orano !

 
CIVIL ET MILITAIRE DANS UN BATEAU

 

Suite à la visite de Macron au Creusot

Le Collectif ADN réagit à la visite du Président Macron et de sa ministre de l'écologie au Creusot

 

Mardi 8 décembre 2020, le Président et chef de guerre Macron était au Creusot pour soutenir l’industrie nucléaire militaro-civile.

Pour lui, peu importe le prix à payer, les graves menaces et les dégâts pour la population mais aussi pour les nombreux salariés qui en assurent le fonctionnement, tout particulièrement lorsqu’ils sont sous-traitants !

Macron a besoin du nucléaire !

Cette visite au Creusot n’est qu’une nouvelle manifestation ostentatoire de soutien du représentant de l’État nucléariste français à cette industrie de destructions massives.

Ce n’est pas un hasard si elle intervient à un moment décisif pour la survie de cette industrie, dont les « fleurons »
EDF et Orano sont en quasi-faillite, dont la restructuration n’est qu’une énième manœuvre de sauvetage à l’aide de subventions publiques massives, ce que la Commission Européenne a bien remarqué et ne peut accepter.

Avec les annonces du Président en visite à l’usine Framatome du Creusot, désormais filiale d’EDF suite à la faillite d’Areva, il devient clair qu’EDF est un fabricant de matériel militaire.

Est-ce bien la vocation d’une entreprise dont les dirigeants et les syndicats de salariés prétendent qu’elle assure un service public ? La Commission Européenne va-t-elle accepter un plan de sauvetage d’un industriel de l’armement dans le cadre du plan de relance ? (...)

 

Lire ce communiqué

 

 

Civil et militaire, il faut s'opposer aux deux !

En France, Macron l’a dit, sans nucléaire civil pas de nucléaire militaire et inversement.

Le mouvement antinucléaire n’avait pas attendu l’adepte du « en même temps » pour faire le lien entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire. Des raisons historiques l’expliquent très bien : production du plutonium pour la bombe, culte de la soi-disant « toute puissance » pour rentrer dans la cour des grands, fuite en avant dans la démesure et la grande entreprise de prédation. 

Sans nucléaire civil pas de nucléaire militaire et inversement.
Il faut donc se débarrasser des deux.

 

Le 8 août 1945, deux jours après l’explosion de la bombe atomique sur Hiroshima, un jour avant qu’une seconde bombe ne soit lancée sur Nagasaki, Albert Camus écrivait dans Combat : « La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. (…) Déjà,
on ne respirait pas facilement dans un monde torturé. Voici qu’une angoisse nouvelle nous est proposée, qui a toutes
les chances d’être définitive. (…) Devant les perspectives terrifiantes qui s’ouvrent à l’humanité, nous percevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d’être mené. Ce n’est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison ».

L’opposition française au nucléaire avait alors sa voix,
et pas n’importe laquelle ! (...)

 

Certains groupes d'opposants au nucléaire militaire ont estimé que le lien avec l'atome civil était rompu ou pouvait l'être, et que les deux problématiques seraient utilement disjointes. Or avec son récent discours du Creusot, le 8 décembre 2020, le président de la République vient de leur infliger un démenti cinglant et de remettre sans ambiguïté les pendules à l'heure. En effet, nous a-t-il dit : « De ce point de vue, et vous le savez parfaitement ici, opposer nucléaire civil et nucléaire militaire en termes de production comme, en termes d'ailleurs de recherche, n'a pas de sens pour un pays comme le nôtre. (...) L’un ne va pas sans l'autre. Sans nucléaire civil, pas de nucléaire militaire, sans nucléaire militaire, pas de nucléaire civil. »

L'imbrication absolue entre les deux filières ayant maintenant été très explicitement confirmée
au plus haut niveau de l'État français, nous ne comprendrions pas qu’elles puissent encore être dissociées, voire opposées, dans les discours militants.

DE CE FAIT :
nous appelons toutes les composantes de l’opposition aux différentes facettes
de l'industrie nucléaire à des discussions en vue de démarches concertées ;
nous vous proposons, pour commencer, de faire explicitement et publiquement
connaître votre opposition à l'atome sous son double aspect militaire et électro­nucléaire à
l’occasion du triste anniversaire du début de la catastrophe de Fukushima, le 11 mars prochain.

Voir notre LETTRE D'INTERPELLATION - ou en version texte

 

Grande Muette... et dialogues de sourds

Emmanuel Macron enlise la France
dans un retour au « monde nucléaire d’avant »

par le MAN, Mouvement pour une alternative non-violente, (déc. 2020)

« Dans un discours parfois ambigu Emmanuel Macron a cependant énoncé une vérité : « Sans nucléaire civil, pas de nucléaire militaire ; sans nucléaire militaire, pas de nucléaire civil ». Il a ainsi reconnu l’interdépendance entre la production d’électricité par les centrales nucléaires et la possession de la bombe atomique par la France... Ne pas vouloir sortir de ce cycle vicieux c’est exprimer des convictions qui font apparaître notre Président comme un homme invitant à "regarder loin" vers… le passé ! Le MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente) demande à chaque citoyen de se poser lucidement cette question : Le nucléaire est-il en France un tabou intangible au point d’en faire une religion d’État ? »

 

 

Les contre-vérités
de Macron sur le nucléaire

par Reporterre (déc. 2020)

Interrogé le 4 déc. par le média Brut, puis le 8 déc. au Creusot, Emmanuel Macron a multiplié les déclarations d’amour à la filière nucléaire française. À grand renfort de contre-vérités.

Le nucléaire conduit la France
dans une impasse

par Corinne LEPAGE, Reporterre (déc. 2020)

Le président de la République a très récemment affirmé qu’il avait besoin du nucléaire. C’est possible mais la France, elle, doit faire en sorte de ne plus en avoir besoin, et ce pour une série de raisons, qui sont d’abord d’ordre financier et économique.

 

 

 

Le lien entre le nucléaire civil et militaire
par Jean-Luc PASQUINET (fév. 2021)

Une industrie qui ne croît plus finit par mourir ou alors elle doit se restructurer pour ne pas sombrer. Et l’état nucléariste français a besoin de cette industrie pour continuer à développer des armes atomiques et des sous-marins atomiques. EDF a aussi besoin de cette industrie pour construire les composants nécessaires à la maintenance des réacteurs existants qu’elle compte faire fonctionner le plus longtemps possible à moindre coût.

 

 

Le coût des armes atomiques
par ICAN (janv. 2019)

En 2019, les dépenses des neuf États disposant d’armes nucléaire (Chine, Corée du Nord, États-Unis, France, Inde, Israël, Pakistan, Royaume-Uni, Russie) ont été de 72,9 milliards de dollars.

 

 

 

 

POUR L'ARRÊT DE LA MENACE ATOMIQUE

La France doit adhérer
au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires

L‘entrée en vigueur du TIAN le 22 janvier 2021 n’est pas un événement ordinaire
dans le climat actuel de tension et de risque pour la sécurité de la planète.

Dix-neuf associations et organisations (dont cinq anciens Prix Nobel de la paix... et le collectif ADN)
lancent un Appel solennel au Président de la République pour que la France adhère à ce traité.

Tribune publiée dans La Croix du 20 janv. 2021

 

 

Le 22 janvier 2021 restera une date historique :
un traité multilatéral, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), adopté par les deux tiers des pays membres de l’ONU en 2017, entre en vigueur et rend les armes nucléaires illégales, que ce soit leur possession, leur fabrication, ou la menace de leur utilisation, c’est-à-dire la stratégie de dissuasion nucléaire. (...)

Il est grand temps, trois quarts de siècle après l’horreur d’Hiroshima et de Nagasaki, que la France se joigne au mouvement mondial pour l’élimination progressive et multilatérale des armes nucléaires en adhérant au TIAN.

Lire cette tribune

Lire le Communiqué d'ICAN France :
Entrée en vigueur du TIAN : La France prend le risque de l’apocalypse nucléaire

Signer la pétition : La France doit signer le Traité d'interdiction des armes nucléaires

 

« Il ne pourra jamais y avoir accord total sur le contrôle international et l’administration de l’énergie atomique
ou sur le désarmement général
tant qu’il n’y aura pas de modification du concept traditionnel de souveraineté nationale. C
ar, tant que l’énergie et les armements atomiques seront considérés comme une partie vitale de la sécurité nationale, aucune nation ne fera plus que d’accorder une attention formelle aux traités internationaux.
La sécurité est indivisible. Elle ne peut être atteinte que lorsque les garanties nécessaires de la loi et d’application de la loi existent partout, si bien que la sécurité militaire n’est plus le problème d’un État seul. Il n’y a pas de compromis possible entre la préparation à la guerre d’une part et la préparation d’une société mondiale fondée sur la loi et l’ordre d’autre part. »

Albert EINSTEIN (oct. 1947), Lettre ouverte à l'AG des Nations Unies

 

« Les États, sans exception, y compris ceux parmi les plus pauvres, ont développé des budgets militaires considérables. Dans une partie importante du monde, y compris dans des pays émergents, les économies sont des économies militarisées. Dans de nombreux pays, les polices sont elles-mêmes militarisées. Cette importance d’armements de plus en plus sophistiqués à la disposition de toutes les armées, entretient des conflits auxquels le reste du monde est devenu indifférent en dépit de l’immense détresse infligée aux populations (Syrie, Yémen, entre autres). Le désarmement pourtant au programme de l’Assemblée générale des Nations Unies, ou la réglementation générale des armements définie par la Charte des Nations Unies comme l’une des responsabilités du Conseil de sécurité, n’ont jamais été pris au sérieux.

Les cinq États, membres permanents de ce Conseil, sont les plus grands marchands d’armes. Et le droit international humanitaire développé à travers les Conventions de Genève et bien d’autres textes, reste de nature incantatoire. Enfin, il faut dénoncer dans ces budgets militaires considérables, la place de l’arme nucléaire à laquelle tiennent si farouchement les puissances qui en revendiquent l’exclusivité. Objet d’un consensus politique, ces armes absorbent une part considérable des budgets publics (37 milliards d’Euros sont prévus en France pour la modernisation de ces armements). Contrairement à une doxa partagée, ces armes n’assurent pas la sécurité du monde. Elles le mettent en extrême danger. »

Pour un conseil Mondial de la Résistance
par Françoise CHEMILLIER-GENDREAU (avril 2020)

 
C'EST DE LA BOMBE

Bilan des essais atomiques de la France

Disclose et Interprt ont enquêté pendant deux ans sur les conséquences
des essais atmosphériques en Polynésie française.

 

 

Entre 1966 et 1996, la France a procédé à 193 essais nucléaires en Polynésie française. Le dernier sous la présidence de Jacques Chirac. En trente ans, le programme a laissé des traces dans la société polynésienne, dans les corps de ses habitants et de nombreux vétérans, dans l’environnement de ce territoire vaste comme l’Europe.

Fruit d’une collaboration inédite entre un scientifique expert du nucléaire, un journaliste du média d’investigation Disclose et Interprt, un collectif d’architectes spécialisés dans l’analyse criminalistique, cette enquête déclinée sous la forme d'un livre, « Toxique », sous la direction de Sébastien Philippe et Tomas Statius, et un site Internet, « Mururoa Files » met au jour ce qui a longtemps été caché au public : les conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires français en Polynésie.

Sont ici pour la première fois dévoilés l’ampleur des retombées radioactives qui ont frappé ce territoire vaste comme l’Europe, et comment les autorités françaises ont tenté de dissimuler l’impact réel de cette campagne dévastatrice pour la santé des populations civiles et militaires.

 


Le « Tir Centaure », le 17 juillet 1974 en Polynésie. Tiré depuis l’atoll de Mururoa, le champignon atomique ne s’élève pas assez haut et se dirige vers Tahiti en contaminant les sols et les habitants.

Voir le reportage « Essais nucléaires »
En Polynésie française, l’explosion atomique
qui ne s’est pas passée comme prévu


France Culture, le 9 mars 2021

 

 

Mururoa Files

Enquête sur les essais nucléaires français dans le Pacifique (9 mars 2021)

 

Leucémie,lymphome, cancer de la thyroïde, du poumon, du sein, de l’estomac… En Polynésie, l’héritage des essais nucléaires français est inscrit dans la chair et dans le sang des habitants. Le strontium a grignoté les os, le césium s’est concentré dans les muscles et les organes génitaux, l'iode s’est infiltré dans la thyroïde.

L’histoire de cette catastrophe sanitaire et environnementale largement méconnue a débuté le 2 juillet 1966. Ce jour-là, l’armée française procède au tir Aldébaran, le premier des 193 essais tirés pendant trente ans depuis les atolls nucléaires de Mururoa et Fangataufa, à 15 000 km de la métropole. Le premier, aussi, d’une série de tests parmi les plus contaminants du programme nucléaire français : les essais à l’air libre. Entre 1966 et 1974, l’armée a procédé à 46 explosions de ce type.

Pour le seul essai Centaure, tiré en juillet 1974, environ 110 000 personnes ont été dangereusement exposées à la radioactivité, soit la quasi-totalité de la population des archipels à l’époque (...).

 

Voir le site Mururoa Files

 

Lire aussi l'article de Disclose pour Reporterre (9 mars)

 

 
Essais nucléaires en Polynésie : « Une histoire marquée par le mensonge »
Entretien de Sébastien PHILIPPE et Thomas STATIUS, par Karim YAHIAOUI, France 2, le 5 avril 2021

 

Sous le sable la radioactivité !
Les essais nucléaires français en Algérie

par Jean-Marie COLLIN et Patrice BOUVERET (juil. 2020)

La France, avec ses 210 essais nucléaires, dont 17 au Sahara algérien, n’a pas encore révélé tous ses secrets, comme l’expose l'étude réalisée par Patrice Bouveret directeur de l’Observatoire des armements et Jean-Marie Collin co-porte-parole de ICAN France, et publiée par la Fondation Heinrich Böll.
Lire aussi : « Il est temps de déterrer les déchets
des essais nucléaires de la France au Sahara algérien »
,
Tribune parue dans Le Monde, le 14 sept. 2020

 

 

Essais nucléaires :
l’État s’enferme dans ses mensonges

par Tomas STATIUS et Sébastien PHILIPPE
sur le site d'investigation Disclose
(16 mars 2021)

Suite aux révélations de Disclose, le Commissariat à l’énergie atomique se défend d’avoir sous-estimé la contamination des Polynésiens lors des essais nucléaires dans le Pacifique. Face à cette remise en cause sans précédent des calculs réalisés par le CEA il y a quinze ans, l’organisation s’est fendue d’un communiqué le 12 mars. Parsemés de contre-vérités et d’approximations, nous y répondons point par point.



 

Les sables radiologiques du désert
Analyse de Paolo SCAMPA, AIPRI (3 mars 2021)

Les tempêtes de sable du désert d’Afrique du Nord remettent en suspension la radioactivité des retombées des essais atomiques que la France a commis dans le Hoggar entre 1960 et 1961 et qui ont contaminé toute la région [NDLR: suivre les liens proposés dans l'article]. La littérature savante atteste même de la présence de l’éternel plutonium aux côtés de l’immanquable césium 137 dans les retombées en France et Europe de ces sables du désert qui alimentent la planète en sels minéraux maintenant radioactifs...

Lire aussi : « Nuage de sable du Sahara :
une pollution radioactive qui revient comme un boomerang »

Analyse de l'ACRO, le 24 fév. 2021

 

 


« Vent de sable, le Sahara des essais nucléaires »
un documentaire de Larbi Benchiha (2008)

American Ground Zero
La Guerre nucléaire secrète

par Carole GALLAGHER (1993)

À travers des portraits et interviews d'Américains ayant travaillé dans la fabrication de la bombe atomique, ce livre traduit ici en français dessine un panorama saisissant des victimes non décorées d'une guerre non déclarée. Ce travail sur les armes atomiques américaines cherche avec détermination à obliger les patrons de l'industrie des armes nucléaires à faire face aux coûts humains de leur œuvre.

 

 

La Chambre à gaz atomique
Traité de physique sur la contribution des essais
nucléaires à la contamination finale de l’atmosphère
par Paolo SCAMPA, AIPRI (juil. 2011)

Étude en guise d'inventaire radiologique sur la masse globale des charges nucléaires employées et sur les résidus atomiques dispersés durant les essais atomiques aériens. La physique n’est hélas pas une opinion et que l’air soit désormais envahi par les nanoparticules radioactives n’est pas un mirage. Par la grâce des physiciens nucléaires que l’on loue tant, nous vivons en effet désormais et à jamais dans une chambre à gaz radioactive infiniment vaste et à effet tumoral retardé.

 

 


« 1945-1998 » par Isao HASHIMOTO - source
 
PÉTITIONS

 

Non à la libération des matériaux contaminés dans le domaine public

Pétition initiée par la CRIIRAD

Le gouvernement s’apprête à lever l’interdiction de recycler dans le domaine public les déchets radioactifs issus du démantèlement des installations nucléaires.

Les déchets radioactifs métalliques produits par le démantèlement des installations nucléaires pourront être “libérés” et recyclés dans les filières conventionnelles si leur niveau de contamination ne dépasse pas les limites autorisées (dites “seuils de libération”). Ils ne seront plus soumis à aucun contrôle et se retrouveront, à terme, dans notre environnement quotidien. De l’acier contaminé sera déclaré “non radioactif” par l’Administration alors que sa radioactivité artificielle (normalement égale à 0 Bq/kg) pourra atteindre 100 Bq/kg, 1 000 Bq/kg, et jusqu’à 10 millions de Bq/kg !

Ainsi que le démontre l’étude préliminaire de la CRIIRAD, il ne s’agissait pas de rechercher la meilleure option du point de vue de l’intérêt général mais de donner un habillage démocratique à des décisions prises par ailleurs pour préserver les intérêts de l’industrie nucléaire.

 


Synthèse de la CRIIRAD SIGNEZ LA PÉTITION !

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La France doit signer le TIAN

Pétition initiée par le MAN - Mouvement pour une alternative non-violente

 

  Monsieur le Président de la République française,

Les menaces auxquelles la population française doit faire face sont climatiques, économiques, cybernétiques et terroristes ; notre bombe nucléaire n’est d’aucune utilité contre ces risques. De plus, les armes nucléaires n’ont fait l’objet d’aucune décision démocratique. En participant au mouvement international de désarmement et en retirant ses armes nucléaires, la France rendra notre pays plus sûr pour nous et pour les générations futures. Même en temps de paix, ces armes présentent des dangers permanents pour notre environnement, pour les militaires, les techniciens et la population, à cause des déchets engendrés, des manipulations nécessaires, de la circulation des matières radioactives sur les routes et des risques d’accidents graves. C’est l’intérêt de tous les citoyen.n.es du monde d’interdire les armes nucléaires. Il n’existe pas d’arme de destruction massive aussi terrible qu’une bombe atomique. (...)

Signer la pétition : La France doit signer le Traité d'interdiction des armes nucléaires

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Que RTE fasse son travail pour que l’ASN fasse le sien !

Cyberaction proposée par le Collectif ADN

Réseau de Transport d’Electricité (RTE) consulte le public sur des scénarios énergétiques de long terme, très techniques et complexes, qui n’engagent à rien et ne sont pas de la compétence du public.

Pendant ce temps l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) prend
des décisions allant à l’encontre de la sûreté nucléaire, valide les demandes d’EDF et accepte ses conditions pour permettre au nucléaire civil de perdurer. Mais le public n’est jamais consulté officiellement sur la question fondamentale et de sa compétence : voulez-vous l’arrêt de la production d’électricité nucléaire ?

Remettons chacun dans son rôle et exigeons
de RTE l'étude de scénarios d'arrêt en urgence
des réacteurs nucléaires si la sûreté le requiert.

Voir le communiqué

Voir la Cyberaction (close depuis le 6 mars)

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Panel citoyen pour l'Arrêt du nucléaire

L'ASN cherche actuellement à constituer un « panel citoyen » de riverains des centrales nucléaires pour « affiner sa stratégie post-accident ». Dans le même temps elle consulte le public « sur les conditions de la poursuite de fonctionnement des réacteurs de 900 MWe au-delà de 40 ans ».

Notre panel citoyen est là pour rappeler à l’ASN que son rôle n’est pas de nous préparer à une future catastrophe mais de faire le nécessaire pour qu’elle n’arrive pas.


Signez cette Cyberaction
avec Rhône-Alpes Sans Nucléaire, Amis de la Terre Poitou, Collectif d’Alarme Nucléaire de l’Orléanais,
Collectif Halte Aux Nucléaires Gard et Association Chalonnaise pour une Transition Ecologique

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ICEDA : Halte à la contamination nucléaire généralisée

La mise en service de l'ICEDA (Installation de Conditionnement et d'Entreposage de Déchets Activés), sur le site nucléaire du Bugey dans l’Ain, va générer de nombreux transports de matières et déchets radioactifs sur nos routes et voies ferrées, dans nos villes et villages, du Nord au Sud et d’Ouest en Est, à moins que ce soit l’inverse !

Une lettre ouverte, signée à ce jour par une centaine de personnes et organisations, a été envoyée à la Ministre de « la Transition écologique et solidaire » pour lui demander ce qu’elle compte faire pour passer d’une position antinucléaire de principe à des actions réellement efficaces pour stopper le nucléaire.

Signez cette Cyberaction
avec SdN Cornouaille, Stop-Bugey et FAN Bretagne

 
BALANCE TON PRO'NUC

 

Pour en finir avec les contre-vérités
de Jean-Marc Jancovici sur le nucléaire

 

« Même si tous les 20 ans se produit un accident similaire, le nucléaire évitera toujours plus de risques qu’il n’en crée. Il n’y a plus de raison sanitaire, aujourd’hui, d’empêcher le retour des populations évacuées à Fukushima, qui, au final, n’aura fait aucun mort par irradiation. (...) Fukushima aura surtout été un problème médiatique majeur, avant d’être un désastre sanitaire ou environnemental majeur. (...) Du point de vue des écosystèmes, et ce n’est pas du tout de l’ironie, un accident de centrale est une excellente nouvelle, car cela crée instantanément une réserve naturelle parfaite ! ».

cité dans « Jancovici est dans un bateau (personne ne tombe) », Fabrice NICOLINO, fév. 2012

 

   

Ingénieur, consultant, cofondateur du cabinet de conseil Carbone 4 et du think-thank The Shift project, Jean-Marc Jancovici se place en lobbyiste patenté en faveur du nucléaire au prétexte que le nucléaire serait une solution pour lutter contre le dérèglement climatique.

France Culture, Guillaume Erner,
sur le thème : Transition énergétique : avons-nous encore le temps ?
(7 nov. 2019)

 

En finir avec les contre-vérités de JM Jancovici

par SDN 26/07 (12 mai 2021)

Dans cette série d’articles, nous nous pencherons sur son argumentaire. Nous allons voir que ses arguments sont en réalité des contre-vérités qui ne résistent pas deux secondes à un examen sérieux. Émissions de CO2, déchets, démantèlement, risque terroriste, prolifération nucléaire, sûreté : rien ne nous sera épargné…

Lire la partie 1

 

Contre-vérité n°1 : Le démantèlement des installations
« ne pose pas de problèmes majeurs »

Lire la partie 2  

 

Contre-vérité n°2 : à propos du réacteur EPR de Flamanville,
l'ASN a fait son travail et la cuve ne présente pas de problèmes

 

M. J.-M. Jancovici et le nucléaire

par Jean-Luc PASQUINET (déc. 2020)

À l’origine, le mouvement écologiste en France, s’est constitué autour de la lutte antinucléaire. Depuis quelques années s’impose de plus en plus dans le mouvement écologiste, un changement qui ne peut qu’inquiéter tous ceux qui sont soucieux de la santé de la biosphère, il s’agit de l’abandon de l’opposition au nucléaire qui pourrait être considéré comme un moyen pour sauver le climat. Et pour l’imposer dans les esprits on trouve un militant passionné, il s’agit de M. J.-M. Jancovici.

M. J.M. Jancovici et le nucléaire

Texte sur le site Décroissance Île de France

Enquête sur la vie et la pensée
de Jean-Marc Jancovici

par Hervé KEMPF, Reporterre (mai 2021)

Partie 1/3 : « On ne parle pas assez de J.M. Jancovici »
« Meilleur expert mondial du CO2 », « gourou », « génie absolu »… Qui est vraiment Jean-Marc Jancovici, polytechnicien au franc-parler et brillant vulgarisateur, adulé par certains et agaçant nombre d’experts ? Portrait d’un ingénieur concepteur du bilan carbone, nucléariste engagé dans la lutte contre le changement climatique, et prospère patron de PME.

Lire ce texte

Partie 2/3 : « Je ne suis pas un scientifique »
Partie 3/3 : « Un polytechnicien réactionnaire »

 

The SHIFT Project



The Shift Project est un think tank qui œuvre en faveur d’une économie libérée de la contrainte carbone (selon leur propre présentation). On ne pourrait être plus clair. Leur objectif est donc en premier lieu économique.

À l’image de son Président, Jean-Marc Jancovici, Shift project défend le climat en défendant activement un nucléaire présenté comme une énergie non carbonée.

Le travail de lobbying que menait jusqu’ici Shift Project en direction des acteurs économiques et politiques se fait maintenant en direction de certains réseaux militants…

Dans ces conditions il est important de savoir qui est derrière
cette soi-disant « association » qui militerait pour le climat…

La gouvernance du Shift Project : La plupart des dirigeants et collaborateurs viennent des hautes écoles (ingénieurs, polytechniciens, énarques, HEC…), du monde de l’entreprise, de l’industrie, du milieu bancaire. Certains sont d’anciens hauts-fonctionnaires ayant travaillé dans des ministères… On trouve dans le conseil d’administration des représentants en tant que tel : d’EDF, Bouygues, Vinci… (Bouygues et Vinci, deux entreprises étroitement liées au nucléaire : marché de construction des centrales, démantèlement, déchets, sarcophage de Tchernobyl…). Shift Project compte comme financeurs, entre autres : EDF, Bouygues, Vinci, BNP Paribas, Enedis, Vicat (cimentier lié au nucléaire).

Ainsi managée par plusieurs acteurs du monde de l’économie et notamment du nucléaire (et pas des moindres… Bouygues, EDF, Vinci), cette « association » est en situation de conflit d’intérêt, beaucoup de ses acteurs étant à la fois juge et parti.

L’énoncé de ces simples faits devrait ôter tout crédit à son discours.

 

 

« Dans les démocraties, les gouvernements
n'ont jamais le temps de regarder le fond technique des dossiers avant de prendre des décisions. (...)
Et donc, très très souvent, et ça fait dix-huit ans que
je fréquente la vie politique de l'extérieur, en discutant avec des ministres et des députés divers, la façon dont ça fonctionne, c'est qu'il y a une prime très forte
à celui qui a un instant donné rouspète le plus fort. »

Jean-Marc JANCOVICI, le 29 oct. 2019
à la Convention citoyenne pour le climat,
en réponse à la question : « Quelle est l'influence
des lobbies, exemples concrets
» (2 min)

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AIEA, CIPR, UNSCEAR : l'expertise confisquée de l'ONU

Risques nucléaires : à quand la fin du monopole des experts internationaux ?
par Christine FASSERT et Tatiana KASPERSKI
, The Conversation, 23 avril 2021

« Si les origines des accidents sont le plus souvent expliquées par des facteurs liés au développement de l’industrie nucléaire et de ses instances régulatrices à l’échelle nationale, la « gestion » de leurs conséquences dépasse progressivement les frontières nationales. À ce titre, l’accident de Tchernobyl va consacrer la monopolisation de l’autorité du savoir sur les radiations ionisantes par un ensemble restreint d’organisations – l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la Commission internationale de radioprotection (CIPR) et le Comité scientifique des Nations unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR). Par un jeu d’alliances et de cooptations, ces organisations se constituent en un ensemble monolithique sur le risque radiologique. »

L’ONU et ses organes, des
institutions de et pour l’âge atomique

par Yves LENOIR (nov. 2017)

La CIPR et l'UNSCEAR, deux agences de l'ONU,
sont illégitimes et anti-démocratiques

La radioprotection doit être refondée
ses bases scientifiques sont erronées

par Paul LANNOYE (nov. 2017)

Différentes études sur la contamination radioactive,
analysées et comparées aux modèles en vigueur

 

Dissiper le charme de « l'âge atomique »

par Yves LENOIR, épilogue à La Comédie atomique, La Découverte, 2016,
repris dans Atomes crochus n°5, janvier 2017

« Le maillon faible du « système atomique » est (...) la CIPR, une aberration sur le plan institutionnel et une organisation dont les finances sont très dépendantes de sa bonne renommée et du soutien des autorités politiques. Celle-ci influençant celui-là. En pratique, la charrue de la radioprotection institutionnelle a été mise avant les bœufs de la connaissance détaillée des effets des dites faibles doses de radiations sur le vivant. (...) On comprendra que, face au "clergé" de la religion atomique, l’engagement des politiques ne pourra se passer du soutien d’une forte mobilisation citoyenne, dans le monde entier. » (...)

Télécharger ce texte


Recommandations 2003 et 2010 du CERI
Comité européen sur le risque de l'irradiation

Étude des effets sur la santé de l'exposition aux faibles doses de radiation ionisante

Ouvrages dirigés par Chris BUSBY, avec Rosalie BERTELL,
Inge SCHMITZE-FEUERHAKE, Molly SCOTT CATO et Alexei YABLOKOV

L’évaluation des risques liés à une exposition aux radiations, telle qu’adoptée aujourd’hui par les experts en radioprotection et qui sert de base à la législation européenne en vigueur, est grossièrement insuffisante et scientifiquement obsolète. C’est la thèse brillamment étayée dans le présent ouvrage par le CERI sous la direction de Chris Busby. Le CERI ne se contente pas d’analyser les insuffisances du modèle adopté par les experts officiels pour rendre compte des effets de la radioactivité sur l’homme, il en propose une approche nouvelle. Il se base sur toutes les données épidémiologiques disponibles et introduit pour le calcul des doses reçues des facteurs de pondération biologiques et biophysiques qui rendent compte des effets biologiques au niveau cellulaire pour tous les types d’irradiation et notamment par contamination interne.

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ACCIDENT OU ATTENTAT SUR UNE INSTALLATION NUCLÉAIRE

Les autorités françaises ont choisi
les niveaux d'exposition les plus élevés possibles

par Corinne Castanier pour la Criirad, Atomes crochus n°5, janvier 2017

 

« De source officielle, les victimes ne devraient pas s’inquiéter : les niveaux d’exposition des populations contraintes de vivre en zone contaminée seront progressivement diminués au fur et à mesure de la mise en œuvre du processus d’optimisation. L’optimisation de la protection est inscrite dans la loi. C’est l’un des 3 principes fondamentaux de notre système de radioprotection. On ne retient souvent que la première partie de sa définition mais la fin de la phrase est pourtant déterminante : « le niveau d’exposition, la probabilité de la survenue de l’exposition et le nombre de personnes exposées doivent être maintenus au niveau le plus faible qu’il est raisonnablement possible d’atteindre, compte tenu de l’état des connaissances techniques, des facteurs économiques et sociétaux ».
 
Pour mieux comprendre l’incidence de ces « facteurs économiques » dont il faut tenir compte, laissons la parole aux experts de la CIPR : « L’optimisation n’est pas une minimisation de la dose. La protection optimisée est le résultat d’une évaluation qui compare soigneusement le détriment en rapport avec l’exposition et les ressources disponibles pour la protection des individus. Ainsi la meilleure option n’est pas nécessairement celle correspondant à la dose la plus faible ». Clairement, le critère de décision n’est pas sanitaire : si l’argent manque, la protection optimisée correspondra en fait à un niveau de risque très élevé. C’est tout le génie de la CIPR que d’avoir pu élaborer un concept aussi attrayant (une « protection », qui plus est « optimisée ») pour dissimuler un dispositif particulièrement cynique.

La fixation des niveaux de référence vient couronner les efforts tenaces du lobby nucléaire, et plus précisément du lobby nucléaire français, via son cheval de Troie, le CEPN. Cet acronyme désigne le « Centre d’étude sur l’Évaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire », une association qui n’a que quatre membres mais triés sur le volet : EDF, Areva, le CEA et l’IRSN. Lentement mais sûrement, cette structure a infiltré les instances nationales et internationales de décision. » (...)

Lire ce texte
http://journeesdetudes.org/atomescrochus/AC5/castanier.html

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Nos amis les experts

par Jean SONGE, Les produits du jardin 2016, chapitre inédit de Ma vie atomique

 

« Les experts sont malheureux, car ils n’ont pas la parole », se plaignait Bernard Lerouge. On ne doit pas vivre dans le même monde. Ils sont partout, à semer leurs mots creux à tous vents. On les consulte, on les écoute, on les dorlote, on les invite à des débats, on les questionne sur la moindre péripétie (géopolitique, financière, technologique, sanitaire, etc.) et on prend pour argent comptant leurs bla-blas, sans oser les défier, comme si leurs minuscules parcelles de savoir les autorisaient à s’exprimer sur tous les sujets. Ils nous cernent et l’ouvrent à tout bout de champ.

On pourrait dire : « Dans la rue on ne verra bientôt plus que des experts, et on aura toutes les peines du monde à y découvrir un homme » (détournement de la formule d’Arthur Cravan, j’ai juste remplacé « artistes » par « experts »). Ils ont confisqué la parole publique (putain, mais ferme ta gueule, Franz-Olivier Giesbert (expert en platitudes) ! Rejoins les chiens et les chats, tes frères de douleur, et va te rouler dans les bacs à crottes en leur compagnie, ça nous fera des vacances).

Günther Anders les appelle les « putains gratuites », « parce qu’ils ont montré cette complaisance que l’on attendait d’eux de façon si prévenante qu’on n’eut pas besoin du tout de la leur demander d’abord ou de l’obtenir d’eux par la contrainte. Ils étaient précisément des “volontaires” ». Anders pointait du doigt les artistes, les scientifiques et les intellectuels qui avaient approuvé la déclaration de guerre de 1914. On a oublié le nom des philosophes Max Scheller et Georg Simmel, comme on oubliera celui de nos contemporains qui se font les alliés et les relais (les valets) de la pensée dominante, comme quoi hors du nucléaire il n’y aurait point de salut.

à lire en ligne ici
http://lesproduitsdujardin.fr

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On a regardé le débat sur le nucléaire
entre Arnaud Montebourg et Éric Piolle

par KIM pour SDN 26/07 (13 avril 2021)

« Le site d’information sur l’écologie Reporterre organisait lundi 12 avril un débat entre, d’une part, Arnaud Montebourg, ancien ministre de l’Économie et en quête d’un créneau pour la prochaine présidentielle, et Éric Piolle, maire EELV de Grenoble et lui aussi en quête d’un créneau pour la prochaine présidentielle. Le thème retenu était le suivant : « Le nucléaire est-il écologique ? » Débriefons ce débat ensemble.

Lire cette analyse

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La France Éternelle
par Émile BRAVO

BD parue dans
Spirou n° 3863 du 25 avril 2012,
et Atomes crochus n° 3, oct. 2015

 

 

 

 

 

Les libertés associatives en danger !

La Loi Séparatisme proposée par le gouvernement
et portée par Gérald Darmanin a pour objectif d’encadrer,
contrôler et sanctionner davantage l’action associative.

C’est une menace grave pour l’ensemble de nos libertés.

Après la proposition de loi sécurité globale, le projet de « loi confortant le respect des principes de la République », dite « loi séparatisme », constitue une atteinte sans précédent au socle de notre République et menace nos libertés les plus fondamentales. Ce projet de loi élargit les conditions pour prononcer la dissolution d’une association (art 8) en remplaçant organisation de « manifestations armées dans la rue » par « agissements violents contre les personnes et les biens », ce qui ouvre un large champ d’interprétation. Ces lois sécuritaires sont l’expression d’une défiance généralisée à l’encontre des associations et groupements de citoyens organisés pour faire entendre leur voix et agir pour l’intérêt général.

Le Collectif Arrêt du nucléaire soutient l'Appel de la Coalition pour les libertés associatives

 

 

Manifestation du 12 déc. 2020 contre la proposition de loi « sécurité globale », Médiapart (janv. 2021)

SALON DE L'ATOMOBILE

 

Décryptage de l’engouement 
pour la voiture électrique

par Pierre PÉGUIN et Ivo RENS (3 mars 2021)

 

Depuis quelques années, de par le monde, la voiture électrique qualifiée de “voiture propre”, est présentée comme la solution aux problèmes de pollution et de climat par les politiques et les médias. Elle répondrait aux exigences d’une société écologique de progrès. S’il est vrai que les véhicules restent indispensables, particulièrement dans la vie rurale, il est nécessaire de pouvoir en disposer qui soient sobres en consommation, fabriqués et recyclés en faisant le moins de dégâts écologiques et sociaux possibles.

L’achat des voitures fonctionnant à l’électricité, bien que généreusement subventionné en France et dans d’autres pays, reste onéreux et s’adresse d’abord à un public aisé s’équipant d’une voiture secondaire pour la ville. Mais est-on sûr que leur bilan complet soit réellement écologique ?

Face aux mesures mises en œuvre en France comme ailleurs dans le monde, mais aussi face à l’effet de mode et à l’engouement du public, tentons de voir ce que peut signifier cette promotion volontariste pour l’évolution de la société.

Lire ce texte

 

La voiture électrique et le compteur Linky :
deux béquilles absurdes et vaines pour une société techniciste aux abois…

par Stéphane LHOMME (sept. 2020)

 

Nous savons que, dans les projets d'EDF et de sa filiale Enedis, il y a la possibilité de se servir des batteries d'un conséquent parc de voitures électriques - qui reste bien heureusement totalement virtuel à ce jour - pour y puiser de l'électricité, à certains moments, par le biais du compteur électrique communicant Linky.

Pourtant, il n'est pas besoin de voir cette ineptie mise en œuvre pour constater d'ores et déjà de fortes similitudes entre ces deux machines et leurs programmes industriels respectifs.

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VOIE DE GARAGE

 

Les déchets nucléaires issus des centrales
et le projet CIGEO

par Élisabeth BRENIÈRE (juin 2020)
avec la participation de Marie-Christine GAMBERINI

À ses débuts, l’industrie nucléaire française a nié le problème des déchets radioactifs. Puis elle a prétendu qu'elle trouverait une solution. Mais d'une part la pression des critiques, d'autre part l'échec de la transmutation ainsi que l'exigence politique d'une prise en charge financière du devenir de ces déchets ont pesé en faveur de la recherche d'une solution de stockage définitive. Il fallait en particulier intégrer dans les coûts du kWh électrique produit les provisions pour les modes de gestion et de dépollution retenus. (...)

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Positionnement du collectif ADN sur les déchets nucléaires du 14 oct. 2020

Contrairement aux promesses initiales de l'industrie nucléaire, aucune manière satisfaisante de régler le
problème des déchets radioactifs – à vie longue en particulier – n'a été trouvée depuis trois quarts de siècle.
(...)

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Ne poursuivons pas sur la voie sans retour
du stockage géologique des déchets radioactifs

Le Collectif ADN cosigne la Tribune commune du Front Associatif et Syndical contre Cigéo

Tribune publiée dans Le Monde du 5 février 2021

 

En août 2020, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) avait déposé un dossier en vue d’obtenir la déclaration d’utilité publique (DUP) pour Cigéo, projet d’enfouissement des déchets radioactifs les plus dangereux à Bure, dans la Meuse. Le 13 janvier, l’Autorité environnementale [instance indépendante créée en France en 2009, conformément au droit européen de l’environnement], a rendu son avis sur l’étude d’impact globale de l’Andra, soulignant de nombreux oublis ou lacunes et demandant des études complémentaires.

L’Autorité environnementale confirme ainsi nos doutes. Une vigoureuse opposition ne cesse d’alerter, depuis 1987, sur les risques immenses du stockage géologique des déchets radioactifs. L’avis de l’Autorité environnementale corrobore ce que dénoncent des milliers de citoyens, d’élus et de scientifiques indépendants depuis des années, sans être véritablement entendus. (...)

Lire la suite de cette Tribune

Nucléaire et surveillance de masse
par Reporterre et Médiapart (avril-juin 2020)

Cinq enquêtes (avec celle-ci) sur la surveillance judiciaire du mouvement antinucléaire de Bure.
Voir aussi "
Fin de l'enquête à Bure" (4 déc.), et "Les militants enfin libres de se voir" (23 déc.).

 

La société POMA fabrique des funiculaires,
à Bure elle veut enfouir des FÛTS NUCLÉAIRES !

Le Collectif ADN s'associe à la campagne
« 
Projet Cigéo : POMA, Désengage-toi !
» 

Lire le communiqué commun

 

 

JOURNÉES D'ÉTUDES ADN 2020

 

7èmes Journées d'études

2, 3, 4 octobre à La Belle Étoile
au Thêatre de la Compagnie Jolie Môme à Saint-Denis

 

 

Étaient présent.e.s à ces journées :

Hervé Kempf, journaliste, auteur de Que crève le capitalisme
Annie Thébaud-Mony, sociologue de la santé, présidente de l'association Henri Pézerat
Thierry Gadault, journaliste, auteur de Nucléaire, danger immédiat
Roland Desbordes, président d'honneur de la Criirad

 

 

 

PHOTOS

 

 

 

ÉMISSION RADIO  

 

Émission « Vive la Sociale » du 5 nov. 2020 - par Gianni
Enregistrement réalisé lors des Journées d'études du collectif Arrêt du nucléaire le 3 octobre 2020.

Hervé Kempfévoque (6'36) l'évolution économique et idéologique récente du capitalisme et le rôle du mouvement antinucléaire au sein du mouvement écologiste. Suit une intervention de Thierry Gadault (26'08) puis un riche débat avec la salle. Il y est question du rôle des États et du poids du nucléaire militaire dans la poursuite d'un programme nucléaire dont la non-rentabilité en logique capitaliste est désormais évidente, des liens nécessaires mais compliqués avec le mouvement contre le dérèglement climatique, des travailleurs du nucléaire et de leur indispensable reconversion, de l'imminence de la catastrophe. Dans une dernière intervention, Annie Thébaud-Mony (1''09'32) aborde la catastrophique gestion de la crise sanitaire, notamment dans les centrales nucléaires.

 

 

PIÈCE DE THÉÂTRE

Une petite histoire du
mouvement antinucléaire
français (2011/2020)

par Michel BOCCARA (nov. 2019)

Ceci est le texte d’une petite comédie musicale jouée le ven. 2 oct. 2020
à la Belle Étoile (St-Denis), lors des Septièmes Journées d’études d’ADN.

Cette comédie a été interprétée par Angélique Huguin, Stéphane Lhomme et Michel Boccara.


 

Acte 1 - La préhistoire d’ADN
Scène 1

Michel : Pourquoi faire de l’histoire ?

Angélique : Il s’agit de comprendre le passé au présent… à chaque instant, le passé peut être réécrit et les portes de l’avenir sont entrouvertes…

Stéphane : L’histoire ne se répète pas, elle bégaye… Peut-on éviter ce bégaiement ?

(... à suivre)

 

PROGRAMME DES JOURNÉES D'ÉTUDES

Vendredi 2 octobre
--------------------------
soir : Historique du Mvt antinucléaire
- Historique du mouvement antinucléaire / ADN
- Projection - débat : « Le Dossier Plogoff » 


Samedi 3 octobre
--------------------------
matin : Plénière
L’État nucléaire (civil et militaire)
et sa stratégie

- face à la crise écologique
(Covid, climat, économique, social)
- face à un nucléaire à bout de souffle
- face aux mouvements technocritiques


après-midi : Ateliers
- analyse de la communication/propagande
- projets de centrales et vieillissement
- le nucléaire et les nouvelles technologies
(5 G, Linky, voitures électriques, Data centers)
Plénière - restitution des ateliers
- Démantèlement et déchets
- Repas-cabaret avec Jolie Môme


Dimanche 4 octobre
--------------------------
matin : Plénière
- Situation du nucléaire, travailleurs, Covid,
Aggravation du risque nucléaire ?

- Nouvelles luttes et nouvelles formes de lutte

 

 

 

Programme des JE 2020


 

Communiqué de presse ADN du 26 oct. 2020 : Des combustibles pour l’EPR de Flamanville

L'Autorité de Sûreté nucléaire (ASN) a délivré à EDF ce 8 octobre une autorisation de mise en service partielle pour l’EPR de Flamanville comportant la livraison du combustible dans son enceinte. En conséquence 2 camions par semaine, et ce pendant 16 semaines, quitteront Romans-sur-Isère et traverseront la France en direction de Flamanville, chargés d’assemblages de combustibles pour charger le réacteur et permettre son fonctionnement. (...)

Lire le communiqué Télécharger le communiqué

Voir aussi : En coulisses, l’État prépare le financement de six nouveaux EPR
article de Thierry GADAULT pour Reporterre (6 nov. 2020)

DOCUMENTS PRÉPARATOIRES JE 2020

 

 

MOUVEMENT ANTINUCLÉAIRE

Frise : Le nucléaire et ses luttes
... quelques jalons historiques

par Marie-Christine GAMBERINI
(publiée dans Atomes crochus n° 5, janv. 2017)

- version A4 à imprimer

De la découverte de l'atome
à celle de l'adn (arrêt du nucléaire)

par François VALLET (juil. 2019)

La lutte contre la nucléarisation du monde a échoué. La lutte pour sa dénucléarisation reste à mener pour éviter de nouvelles catastrophes. C'est une nouvelle forme de résistance au fascisme, à la dictature et à la volonté de domination totale de quelques uns sur le plus grand nombre. Aucun délai ne peut être accordé à la poursuite de la nucléarisation du monde. Son arrêt immédiat est la seule revendication raisonnable et il est nécessaire de la populariser.

Mais où vont les écologistes ?
par Didier ANGER
(janv. 2010)

L’opposition au nucléaire a bien été un des fondements de l’écologie politique. Elle ne s’est pas réduite aux seuls risques environnementaux, de santé publique, d’accidents, d’attentats ou de prolifération de l’arme nucléaire mais s’est aussi construite sur une critique radicale d’un type de société centralisée, aux pouvoirs autoritaire et technocratique concentrés dans un mode de production qualifié de productivisme particulièrement en France, de “ capitalisme d’état” en parallèle au “capitalisme privé” et au “libéralisme économique”.

 

 

DONNÉES TECHNIQUES

L'électrification du monde
par Jean-Luc PASQUINET (oct. 2020)

Mythes et réalité de la Transition écologique :
l’avenir serait radieux, nous serions dans une phase transitoire entre un monde sale, celui de la société industriellle, le monde d’avant, qui s’appuyait sur le fossile et la société industrielle de demain qui sera propre car recourant majoritairement à l’électricité. (...) La réalité est toute autre, il n’y a pas d’autre transition que celle vers un effondrement annoncé de la société industrielle en cours.

Quelques faits historiques
permettant d’identifier les mensonges
nucléaristes et les idées fausses sur le
nucléaire pour pouvoir ensuite les combattre

par François VALLET (juil. 2020)

Mensonges propagés par les nucléaristes (ceux qui veulent nucléariser le monde parce qu’ils en tirent de la gloire, du pouvoir et de l’argent) et idées fausses (diffusées par ceux qui tirent de la gloire, du pouvoir et de l’argent de la lutte antinucléaire).

Trois quart de siècle plus tard...
par Pierre PÉGUIN (août 2020)

Plus que jamais nous subissons les graves conséquences des largages de bombes atomiques des 6 et 9 août 1945 sur les villes martyres d'Hiroshima et Nagasaki.

L'ARRÊT IMMÉDIAT DU NUCLÉAIRE

L'arrêt immédiat du nucléaire
est techniquement possible
à l'échelle européenne

par Élisabeth BRENIÈRE et François VALLET (juin 2019)

 

ARRÊTER IMMÉDIATEMENT
LA PRODUCTION
D'ÉLECTRICITÉ NUCLÉAIRE

signifie utiliser tous les moyens techniques existants sans autre condition que d’éviter le
« black-out » (coupure d’électricité incontrôlée dans une partie ou la totalité du réseau électrique).

Il s’agit donc d’éviter la catastrophe nucléaire sans attendre l’effet de mesures d’économies d’énergie ou la mise en oeuvre d’autres moyens de production que ceux qui existent déjà.

Cet arrêt immédiat est possible
à l’échelle européenne.

En faisant appel aux différentes sources de production d'électricité existantes, il est possible d'arrêter immédiatement le nucléaire en Europe car il existe désormais des interconnexions et un marché de l'électricité à l'échelle de l'Europe géographique (Russie exclue), où la production électrique est en surcapacité.

Les installations européennes existantes, productrices d'électricité d'origine non nucléaire, sont largement suffisantes pour couvrir toute la consommation actuelle. Les lignes d'interconnexion ont été développées et sont également suffisantes pour assurer l'approvisionnement du marché sans risque de rupture. Et, le marché actuel de l'électricité étant européen, tout fournisseur d'électricité peut avoir accès aux productions des équipements non nucléaires européens.

 

Lire ce texte

 

JO TOKYO NO

 

Jeux Olympiques au Japon
Lettre ouverte au CIO
(nov. 2019)

À l’attention du Président du Comité International Olympique

 

(...) Nous nous étonnons que les risques provoqués par la radioactivité due à l’accident de la centrale de Fukushima Daï-ichi n'aient pas, à notre connaissance, été pris en compte par votre comité. En dépit de neuf années écoulées, actuellement, l'accident nucléaire de Fukushima n'est pas terminé, et fait toujours l'objet d'une déclaration d'urgence nucléaire. En ne dénonçant pas la gravité de la situation, vous risqueriez de vous en rendre complice laissant ainsi croire au monde entier que l'accident de la centrale de Fukushima n'a laissé aucune trace et fait désormais partie du passé. (...)

 

Lire le texte intégral

Signez la pétition sur Change.org

Voir la réponse du CIO
sur le Facebook du Collectif ROCC
(Radioactive Olympics Critical Committee)

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le Logo
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JOURNÉES D'ÉTUDES ADN 2019

 

 

EN 2019

6° JOURNÉES D'ÉTUDES

les 6 et 7 juillet
à Portes-en-Valdaine (Drôme)

Voir le programme
et le compte-rendu de ces Journées

 

 


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En quoi le scénario Négawatt
gêne-t-il le mouvement antinucléaire ?

par Frelima GAMBREVA (dec. 2018)

Résumé de ce document
(version revisitée
(dec. 2018)
du texte paru dans
Atomes crochus n° 5)

De la découverte de l'atome
à celle de l'adn (arrêt du nucléaire)

par François VALLET (juil. 2019)

La lutte contre la nucléarisation du monde a échoué. La lutte pour sa dénucléarisation reste à mener pour éviter de nouvelles catastrophes. C'est une nouvelle forme de résistance au fascisme, à la dictature et à la volonté de domination totale de quelques uns sur le plus grand nombre. Aucun délai ne peut être accordé à la poursuite de la nucléarisation du monde. Son arrêt immédiat est la seule revendication raisonnable et il est nécessaire de la populariser.

En cas d'accident majeur
par l’Institut BIOSPHÈRE de Genève (juin 2019)

La Quatrième bessure narcissique
ou l’impossible découplage entre
croissance du PIB et consommation d’énergie

par Jean-Luc PASQUINET (juin 2019)

Notre société industrielle est née grâce à des croyances. Parmi celles-ci l’illusion produite par une branche “économiste" inquiète des limites de la planète qu’on appelle “l’économie circulaire", c’est l’idée qu’on peut créer de la valeur en découplant la croissance du PIB de l’épuisement des ressources non renouvelables et des émissions de CO2.

Brochure « De Golfech
à Sivens, contributions à la réflexion
sur les violences étatiques »

par Collectif LA ROTONDE, diff. CRAS (mai 2015)

Article « Belfort :
chez General Electric, on achève
bien les "Alsthommes" »

par Noémie ROUSSEAU, Libération (juin 2019)

 

Communiqué de presse ADN du 29 oct. 2019 : Message de soutien aux 9 de Cattenom

 

 
JOURNÉES D'ÉTUDES ADN 2018

 

 

EN 2018

5° JOURNÉES D'ÉTUDES

les 30 juin et 1° juillet
à Valognes (Cotentin)

 

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le programme et le bulletin d'inscription

 

 

 

 


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POUR LES ENFANTS DE NOS ENFANTS

 

Libérer l'ONU du nucléaire
une question de survie

Forum Social Mondial Antinucléaire / Paris / 3 nov. 2017

Comprendre le rôle de la techno-dictature nucléaire
dans le processus d’autodestruction de l’espèce humaine
et de destruction du vivant afin d’agir efficacement
contre son emprise politique internationale

Depuis le 26 avril 1986, la situation sanitaire dans les territoires les plus touchés par la catastrophe de Tchernobyl ne cesse de continuer d'empirer. Les pathologies observées sur le terrain en Belarus par les medecins de l'Institut Belrad viennent totalement invalider les schémas officiels des organismes internationaux en charge de la radioprotection.

L'expertise de la protection radiologique est déléguée au niveau mondial à certains organismes de l'ONU, à qui sont assurés légitimité et audience. Parmi ceux-ci l’UNSCEAR (Comité scientifique des Nations unies pour l’étude des effets des rayonnements atomiques), qui décrète la « Vérité » des effets des radiations, et la CIPR (Commission Internationale de Protection contre les Radiations) qui diffuse cette « Vérité » à travers ses recommandations, source des législations nationales et internationales actuellement en vigueur.

Ces organismes de l'ONU ou affiliés orchestrent en dehors de tout contrôle démocratique le déni sur les effets sanitaires de la radioactivité - jusqu'à prendre en main le contrôle de la radioprotection et de l'information en cas de catastrophe, à travers les programmes Ethos et Core, à Tchernobyl puis Fukushima.

La Charte fondatrice de l'ONU débute par ces mots : « Nous, peuples des Nations unies, résolus à préserver les générations futures... ». Or il faut bien reconnaître que l'ONU déroge à ses principes pour ce qui est de la protection radiologique des peuples qu'elle est censée représenter. Les contaminations radiologiques étant transnationales, c'est bien des peuples du monde que doit venir le sursaut. Notre responsabilité est là : reprendre en main le système de radioprotection, ou sacrifier les générations futures.

Tchernobyl, le monde d'après
par Michel LABLANQUIE (avr. 2018)
avec les apports de Nicole ROELENS, Yves LENOIR et Paul LANNOYE

Voir le dossier complet

QUELQUES TEXTES :

Pourquoi les peuples laissent-ils
s’accomplir le crime nucléaire contre
les prochaines générations ?

par Nicole ROELENS (nov. 2017)

Une dimension encore peu appréhendée du crime nucléaire : son impact sanitaire
est d’autant plus violent que l’on remonte le cours de la vie vers son origine.

La radioprotection doit être refondée
ses bases scientifiques sont erronées

par Paul LANNOYE (nov. 2017)

Différentes études sur la contamination radioactive,
analysées et comparées aux modèles en vigueur

L’ONU et ses organes, des
institutions de et pour l’âge atomique

par Yves LENOIR (nov. 2017)

La CIPR et l'UNSCEAR, deux agences de l'ONU,
sont illégitimes et anti-démocratiques

 

JOURNÉES D'ÉTUDES ADN 2017

 

 

EN 2017

4° JOURNÉES D'ÉTUDES

les 9 et 10 septembre
au CUN du Larzac

cadre historique des luttes sociales

 

Programme

Récit et Photos

 

 


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ATOMES CROCHUS

 

Le journal Atomes crochus n° 5 (jan. 2017)
(32 pages couleur en format A3)
restitue les débats et les réflexions des
Journées d’études 2016 au CUN du Larzac


Visualiser ce numéro

 


Voir tous les n° d'Atomes crochus

 

Quelques articles d'Atomes Crochus n° 5 :

Cuve de l'EPR
et falsifications nucléaires

par
Stéphane LHOMME

Appel à l'arrêt du nucléaire
par Françoise BOMAN

La catastrophe est-elle inéluctable ?
par Michel LABLANQUIE

Les autorités françaises
ont choisi les niveaux d'exposition
les plus élevés possibles

par Corinne CASTANIER pour la Criirad

Le scénario Négawatt
est-il nuisible aux antinucléaires ?

par François VALLET et Élisabeth BRENIÈRE

Vivre dans le jardin nucléaire
avec Ethos, un crime contre l’humanité

par Pierre PÉGUIN

L'Impossible capitalisme antinucléaire
par Michel BOCCARA et Dominique MALVAUD

La faillite du nucléaire français
par Jean-Luc PASQUINET (inédit)

 

Le nucléaire et ses luttes... quelques jalons historiques
par Marie-Christine GAMBERINI
- version A4 à imprimer - version pdf à faire défiler

 

LES JOURNÉES D'ÉTUDES
ont vécu deux premières éditions en 2011 à Toulouse et en 2012 à Clermont-Ferrand.

Les troisième et quatrième éditions se sont déroulées en 2016 et 2017 au CUN du Larzac,
la cinquième en 2018 à Valognes, la sixième en 2019 dans la Drôme,
et la septième en 2020 au Thêatre de la Compagnie Jolie Môme à Saint-Denis.

Cinq numéros d'ATOMES CROCHUS sont parus (+ n° 0),
que vous pouvez télécharger en cliquant sur les images ci-dessous :

 

AC n°0 AC n°1 AC n°2 AC n°3 AC n°4 AC n°5
 
JOURNÉES D'ÉTUDES ADN 2016

 

 

EN 2016

3° JOURNÉES D'ÉTUDES

les 3 et 4 septembre
au CUN du Larzac
cadre historique des luttes sociales

 

Programme
Récit et Photos

 

Les débats et réflexions
de ces Journées sont restitués
dans Atomes crochus n° 5

 


 


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Pourquoi nous avons quitté le réseau Sortir du nucléaire
communiqué de presse des groupes du 29 mai 2016

 

JOURNÉES D'ÉTUDES 2012 (archives)

 

 

JOURNÉES D'ÉTUDES 2011 (archives)
 

LA CHARTE D'ADN

 

 


 

L'ARRÊT DU NUCLÉAIRE, UNE URGENCE

Le collectif Arrêt du nucléaire (ADN) rassemble des groupes locaux et coordinations régionales qui agissent pour l’arrêt (immédiat ou dans les plus brefs délais) du nucléaire civil et pour l’abolition des armes nucléaires, afin :

- d’éviter une nouvelle catastrophe nucléaire,
- d’arrêter la pollution quotidienne
autour des installations,
- de stopper la production de déchets radioactifs,
...

Chaque membre du collectif ADN est autonome.
Il décide de ses mots d’ordre et de ses modes d’action.

Pour être membre du collectif ADN,
il suffit d’être en accord avec le présent texte.

LE COLLECTIF « ARRÊT DU NUCLÉAIRE » réunit des groupes et collectifs pour qui l’arrêt du nucléaire civil
et militaire est une lutte prioritaire. Quand bien même il n’y aurait pas d’alternatives (ce qui n’est pas le cas),
le nucléaire doit s’arrêter.
Le Collectif ADN soutient toutes les luttes locales, régionales, nationales ou internationales remettant en cause le fonctionnement de l’industrie de l’atome. Sans salariés, ni structures de direction, le collectif n’intervient pas dans les positions et actions de chaque groupe participant mais contribue
à provoquer les échanges et expériences de chacun.
Il invite les partis politiques, les syndicats, les associations
à prendre position pour l’arrêt du nucléaire mais reste indépendant de ces organisations...

 


GROUPES MEMBRES D'ADN

Abolition des armes nucléaires
Amis de la Terre Poitou
Arrêt du nucléaire 34

Bien profond

Collectif Contre l'Ordre Atomique (CCOA-ADN 75)
Collectif Halte Aux Nucléaires Gard (CHANG)

Décroissance IDF
SDN 27
Stop nucléaire 26/07
Tchernoblaye

Technologos
Théâtre de l'ADN


 

CONTACT DU COLLECTIF : contact@collectif-adn.fr