BALANCE TON PRO'NUC

 

Pour en finir avec les contre-vérités
de Jean-Marc Jancovici sur le nucléaire

 

« Même si tous les 20 ans se produit un accident similaire, le nucléaire évitera toujours plus de risques qu’il n’en crée. Il n’y a plus de raison sanitaire, aujourd’hui, d’empêcher le retour des populations évacuées à Fukushima, qui, au final, n’aura fait aucun mort par irradiation. (...) En France – car c’est loin d’être pareil partout – Fukushima aura surtout été un problème médiatique majeur, avant d’être un désastre sanitaire ou environnemental majeur. (...) Du point de vue des écosystèmes, et ce n’est pas du tout de l’ironie, un accident de centrale est une excellente nouvelle, car cela crée instantanément une réserve naturelle parfaite ! (...) La hantise de la radioactivité vient de la crainte que nous avons tous quand nous ne comprenons pas ce qui se passe. Mais ce que nous ne comprenons pas n’est pas nécessairement dangereux pour autant…».

J.-M. JANCOVICI, cité par Fabrice NICOLINO, Jancovici et Allègre sont dans un bateau, 2012

 

   

Ingénieur, consultant, cofondateur du cabinet de conseil Carbone 4 et du think-thank The Shift project, Jean-Marc Jancovici se place en lobbyiste patenté en faveur du nucléaire au prétexte que le nucléaire serait une solution pour lutter contre le dérèglement climatique.

France Culture, Guillaume Erner,
sur le thème : Transition énergétique : avons-nous encore le temps ?
(7 nov. 2019)

 

Qui est Monsieur Jancovici,
à quoi sert-il... et qui sert-il ?

par François VALLET (juin 2021)

Face aux problèmes complexes que pose le réchauffement climatique la solution de Mr Jancovici est simple : il s’agit de mettre en place un gouvernement par les experts de sa trempe alliés à l’industrie nucléaire et à la finance, c’est-à-dire ceux qui sont largement responsables du problème à résoudre. C’est donc surprenant qu’il puisse être considéré, par de trop nombreuses personnes, comme un écologiste.

Son analyse de la situation actuelle ne passe que par un seul filtre (qui l’arrange bien pour promouvoir le nucléaire), celui de l’émission des gaz à effet de serre présentée comme la cause unique du réchauffement climatique lui-même présenté comme le seul enjeu digne d’intérêt et cause de tous les dégâts à la nature (sécheresses, incendies, perte de biodiversité, etc.). L’écologie, qui est la science des interactions entre les espèces vivantes et leur milieu, ne peut pas se réduire à une telle caricature.

Lire ce texte

 

 

En finir avec les contre-vérités de JM Jancovici

par STOP nucléaire 26-07 (12 mai 2021)

Dans cette série d’articles, nous nous pencherons sur son argumentaire. Nous allons voir que ses arguments sont en réalité des contre-vérités qui ne résistent pas deux secondes à un examen sérieux. Émissions de CO2, déchets, démantèlement, risque terroriste, prolifération nucléaire, sûreté : rien ne nous sera épargné…

Partie 1

Contre-vérité n°1 : Le démantèlement des installations
« ne pose pas de problèmes majeurs »

Partie 2   Contre-vérité n°2 : À propos du réacteur EPR de Flamanville,
l'ASN a fait son travail et la cuve ne présente pas de problèmes
Partie 3  

Contre-vérité n°3 : Les déchets radioactifs sont gérables sans difficulté

 

M. Jancovici et le nucléaire

par Jean-Luc PASQUINET (déc. 2020)

À l’origine, le mouvement écologiste en France, s’est constitué autour de la lutte antinucléaire. Depuis quelques années s’impose de plus en plus dans le mouvement écologiste, un changement qui ne peut qu’inquiéter tous ceux qui sont soucieux de la santé de la biosphère, il s’agit de l’abandon de l’opposition au nucléaire qui pourrait être considéré comme un moyen pour sauver le climat. Et pour l’imposer dans les esprits on trouve un militant passionné, il s’agit de M. JM Jancovici.

Lire ce texte

Texte sur le site Décroissance Île de France

Enquête sur la vie et la pensée
de Jean-Marc Jancovici

par Hervé KEMPF, Reporterre (mai 2021)

Partie 1/3 : « On ne parle pas assez de J.M. Jancovici » :
« Meilleur expert mondial du CO2 », « gourou », « génie absolu »… Qui est vraiment Jean-Marc Jancovici, polytechnicien au franc-parler et brillant vulgarisateur, adulé par certains et agaçant nombre d’experts ? Portrait d’un ingénieur concepteur du bilan carbone, nucléariste engagé dans la lutte contre le changement climatique, et prospère patron de PME.

Lire ce texte

Partie 2/3 : « Je ne suis pas un scientifique »
Partie 3/3 : « Un polytechnicien réactionnaire »

 

The SHIFT Project



The Shift Project est un think tank qui œuvre en faveur d’une économie libérée de la contrainte carbone (selon leur propre présentation). On ne pourrait être plus clair. Leur objectif est donc en premier lieu économique.

À l’image de son Président, Jean-Marc Jancovici, Shift project défend le climat en défendant activement un nucléaire présenté comme une énergie non carbonée.

Le travail de lobbying que menait jusqu’ici Shift Project en direction des acteurs économiques et politiques se fait maintenant en direction de certains réseaux militants…

Dans ces conditions il est important de savoir qui est derrière
cette soi-disant « association » qui militerait pour le climat…

La gouvernance du Shift Project : La plupart des dirigeants et collaborateurs viennent des hautes écoles (ingénieurs, polytechniciens, énarques, HEC…), du monde de l’entreprise, de l’industrie, du milieu bancaire. Certains sont d’anciens hauts-fonctionnaires ayant travaillé dans des ministères… On trouve dans le conseil d’administration des représentants en tant que tel : d’EDF, Bouygues, Vinci… (Bouygues et Vinci, deux entreprises étroitement liées au nucléaire : marché de construction des centrales, démantèlement, déchets, sarcophage de Tchernobyl…). Shift Project compte comme financeurs, entre autres : EDF, Bouygues, Vinci, BNP Paribas, Enedis, Vicat (cimentier lié au nucléaire).

Ainsi managée par plusieurs acteurs du monde de l’économie et notamment du nucléaire (et pas des moindres… Bouygues, EDF, Vinci), cette « association » est en situation de conflit d’intérêt, beaucoup de ses acteurs étant à la fois juge et parti.

L’énoncé de ces simples faits devrait ôter tout crédit à son discours.

 

 

« Dans les démocraties, les gouvernements
n'ont jamais le temps de regarder le fond technique des dossiers avant de prendre des décisions. (...)
Et donc, très très souvent, et ça fait dix-huit ans que
je fréquente la vie politique de l'extérieur, en discutant avec des ministres et des députés divers, la façon dont ça fonctionne, c'est qu'il y a une prime très forte à celui qui a un instant donné rouspète le plus fort. »

Jean-Marc JANCOVICI, le 29 oct. 2019
à la Convention citoyenne pour le climat,
en réponse à la question : « Quelle est l'influence
des lobbies, exemples concrets
» (2 min)

 
____________________________________________________________________________________________

AIEA, CIPR, UNSCEAR : l'expertise confisquée de l'ONU

Risques nucléaires : à quand la fin du monopole des experts internationaux ?
par Christine FASSERT et Tatiana KASPERSKI
, The Conversation, 23 avril 2021

« Si les origines des accidents sont le plus souvent expliquées par des facteurs liés au développement de l’industrie nucléaire et de ses instances régulatrices à l’échelle nationale, la « gestion » de leurs conséquences dépasse progressivement les frontières nationales. À ce titre, l’accident de Tchernobyl va consacrer la monopolisation de l’autorité du savoir sur les radiations ionisantes par un ensemble restreint d’organisations – l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la Commission internationale de radioprotection (CIPR) et le Comité scientifique des Nations unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR). Par un jeu d’alliances et de cooptations, ces organisations se constituent en un ensemble monolithique sur le risque radiologique. »

 

 

Dissiper le charme de « l'âge atomique »

par Yves LENOIR, épilogue à La Comédie atomique, La Découverte, 2016,
repris dans Atomes crochus n°5, janvier 2017

« Le maillon faible du « système atomique » est (...) la CIPR, une aberration sur le plan institutionnel et une organisation dont les finances sont très dépendantes de sa bonne renommée et du soutien des autorités politiques. Celle-ci influençant celui-là. En pratique, la charrue de la radioprotection institutionnelle a été mise avant les bœufs de la connaissance détaillée des effets des dites faibles doses de radiations sur le vivant. (...) On comprendra que, face au "clergé" de la religion atomique, l’engagement des politiques ne pourra se passer du soutien d’une forte mobilisation citoyenne, dans le monde entier. »

Télécharger ce texte


Recommandations 2003 et 2010 du CERI
Comité européen sur le risque de l'irradiation

Étude des effets de l'exposition aux faibles doses de radiation

Ouvrages dirigés par Chris BUSBY, avec Rosalie BERTELL, Inge
SCHMITZE-FEUERHAKE, Molly SCOTT CATO et Alexei YABLOKOV

L’évaluation des risques liés à une exposition aux radiations, telle qu’adoptée aujourd’hui par les experts en radioprotection et qui sert de base à la législation européenne en vigueur, est grossièrement insuffisante et scientifiquement obsolète. C’est la thèse brillamment étayée dans le présent ouvrage par le CERI sous la direction de Chris Busby. Le CERI ne se contente pas d’analyser les insuffisances du modèle adopté par les experts officiels pour rendre compte des effets de la radioactivité sur l’homme, il en propose une approche nouvelle. Il se base sur toutes les données épidémiologiques disponibles et introduit pour le calcul des doses reçues des facteurs de pondération biologiques et biophysiques qui rendent compte des effets biologiques au niveau cellulaire pour tous les types d’irradiation et notamment par contamination interne.

L’ONU et ses organes, des institutions de
et pour l’âge atomique
par Yves LENOIR (nov. 2017)

La hiérarchie quant au contrôle de l’exposition aux radiations est simple : la science de l’UNSCEAR au sommet, puis, juste en dessous, les recommandations de la CIPR, fondées sur la-dite science, les institutions « opérantes » en troisième position (AIEA, EURATOM etc), et en dernier lieu les législations nationales qui adaptent à leur niveau les recommandations de la CIPR, éventuellement filtrées par des organes supra-nationaux.

 
____________________________________________________________________________________________

ACCIDENT OU ATTENTAT SUR UNE INSTALLATION NUCLÉAIRE

Les autorités françaises ont choisi
les niveaux d'exposition les plus élevés possibles

par Corinne CASTANIER pour la Criirad, Atomes crochus n°5, août 2015

« De source officielle, les victimes ne devraient pas s’inquiéter : les niveaux d’exposition des populations contraintes de vivre en zone contaminée seront progressivement diminués au fur et à mesure de la mise en œuvre du processus d’optimisation. L’optimisation de la protection est inscrite dans la loi. C’est l’un des 3 principes fondamentaux de notre système de radioprotection. On ne retient souvent que la première partie de sa définition mais la fin de la phrase est pourtant déterminante : « le niveau d’exposition, la probabilité de la survenue de l’exposition et le nombre de personnes exposées doivent être maintenus au niveau le plus faible qu’il est raisonnablement possible d’atteindre, compte tenu de l’état des connaissances techniques, des facteurs économiques et sociétaux ».

Pour mieux comprendre l’incidence de ces « facteurs économiques » dont il faut tenir compte, laissons la parole aux experts de la CIPR : « L’optimisation n’est pas une minimisation de la dose. La protection optimisée est le résultat d’une évaluation qui compare soigneusement le détriment en rapport avec l’exposition et les ressources disponibles pour la protection des individus. Ainsi la meilleure option n’est pas nécessairement celle correspondant à la dose la plus faible ». Clairement, le critère de décision n’est pas sanitaire : si l’argent manque, la protection optimisée correspondra en fait à un niveau de risque très élevé. C’est tout le génie de la CIPR que d’avoir pu élaborer un concept aussi attrayant (une « protection », qui plus est « optimisée ») pour dissimuler un dispositif particulièrement cynique.

La fixation des niveaux de référence vient couronner les efforts tenaces du lobby nucléaire, et plus précisément du lobby nucléaire français, via son cheval de Troie, le CEPN. Cet acronyme désigne le « Centre d’étude sur l’Évaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire », une association qui n’a que quatre membres mais triés sur le volet : EDF, Areva, le CEA et l’IRSN. Lentement mais sûrement, cette structure a infiltré les instances nationales et internationales de décision. » (...)

Lire ce texte

 

____________________________________________________________________________________________

Nos amis les experts

par Jean SONGE, Les produits du jardin 2016, chapitre inédit de Ma vie atomique

 

« Les experts sont malheureux, car ils n’ont pas la parole », se plaignait Bernard Lerouge. On ne doit pas vivre dans le même monde. Ils sont partout, à semer leurs mots creux à tous vents. On les consulte, on les écoute, on les dorlote, on les invite à des débats, on les questionne sur la moindre péripétie (géopolitique, financière, technologique, sanitaire, etc.) et on prend pour argent comptant leurs bla-blas, sans oser les défier, comme si leurs minuscules parcelles de savoir les autorisaient à s’exprimer sur tous les sujets. Ils nous cernent et l’ouvrent à tout bout de champ.

On pourrait dire : « Dans la rue on ne verra bientôt plus que des experts, et on aura toutes les peines du monde à y découvrir un homme » (détournement de la formule d’Arthur Cravan, j’ai juste remplacé « artistes » par « experts »). Ils ont confisqué la parole publique (putain, mais ferme ta gueule, Franz-Olivier Giesbert (expert en platitudes) ! Rejoins les chiens et les chats, tes frères de douleur, et va te rouler dans les bacs à crottes en leur compagnie, ça nous fera des vacances).

Günther Anders les appelle les « putains gratuites », « parce qu’ils ont montré cette complaisance que l’on attendait d’eux de façon si prévenante qu’on n’eut pas besoin du tout de la leur demander d’abord ou de l’obtenir d’eux par la contrainte. Ils étaient précisément des “volontaires” ». Anders pointait du doigt les artistes, les scientifiques et les intellectuels qui avaient approuvé la déclaration de guerre de 1914. On a oublié le nom des philosophes Max Scheller et Georg Simmel, comme on oubliera celui de nos contemporains qui se font les alliés et les relais (les valets) de la pensée dominante, comme quoi hors du nucléaire il n’y aurait point de salut.

à lire en ligne ici
http://lesproduitsdujardin.fr

 
____________________________________________________________________________________________

On a regardé le débat sur le nucléaire
entre Arnaud Montebourg et Éric Piolle

par KIM pour STOP nucléaire 26-07 (13 avril 2021)

« Le site d’information sur l’écologie Reporterre organisait lundi 12 avril un débat entre, d’une part, Arnaud Montebourg, ancien ministre de l’Économie et en quête d’un créneau pour la prochaine présidentielle, et Éric Piolle, maire EELV de Grenoble et lui aussi en quête d’un créneau pour la prochaine présidentielle. Le thème retenu était le suivant : « Le nucléaire est-il écologique ? » Débriefons ce débat ensemble.

Lire cette analyse

 
____________________________________________________________________________________________

UNE PETITE HISTOIRE DU NUCLÉAIRE FRANÇAIS

Le Commissariat à l’Énergie Atomique, véritable patron d'Areva, d'EDF et des gouvernements français

par Roger BELBÉOCH et la Coordination antinucléaire du Sud-Est (janv. 2017)

Qui dirige les orientations et choix politiques gouvernementaux français (et du pays) en matière de recherche, d'industrie, d'énergie et d'option militaire ?

L'État contrôle-t-il le CEA (l'actionnaire majoritaire d'Areva, née le 3 sept. 2001 d’une fusion du CEA-Industrie avec Framatome et la Cogema) et EDF ? Où bien est-ce une « caste » technocratique para-militaire - le « Corps des mines », élite issue de Polytechnique - qui contrôle l'État ? Qui a le pouvoir d'imposer à la France, depuis près de 60 ans, la destruction atomique et l'industrie nucléaire sans aucune consultation, ni du peuple, ni des assemblées élues ? Comment s'interpénètrent depuis plusieurs décennies les milieux militaires, technocratiques, politiciens de droite et d'extrême-droite, socialiste et communiste ?

Un physicien, Roger Belbéoch, chercheur et ingénieur au CNRS, spécialiste des effets biologiques des rayonnements ionisants démontrait il y a déjà près de 20 ans ces liens honteux et mortels pour la France. 

Lire ce texte

 
____________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

La France Éternelle
par Émile BRAVO

BD parue dans
Spirou n° 3863 du 25 avril 2012,
et Atomes crochus n° 3, oct. 2015

 

 

 

 

 

Les libertés associatives en danger !

La Loi Séparatisme proposée par le gouvernement
et portée par Gérald Darmanin a pour objectif d’encadrer,
contrôler et sanctionner davantage l’action associative.

C’est une menace grave pour l’ensemble de nos libertés.

Après la proposition de loi sécurité globale, le projet de « loi confortant le respect des principes de la République », dite « loi séparatisme », constitue une atteinte sans précédent au socle de notre République et menace nos libertés les plus fondamentales. Ce projet de loi élargit les conditions pour prononcer la dissolution d’une association (art 8) en remplaçant organisation de « manifestations armées dans la rue » par « agissements violents contre les personnes et les biens », ce qui ouvre un large champ d’interprétation. Ces lois sécuritaires sont l’expression d’une défiance généralisée à l’encontre des associations et groupements de citoyens organisés pour faire entendre leur voix et agir pour l’intérêt général.

Le Collectif Arrêt du nucléaire soutient l'Appel de la Coalition pour les libertés associatives

 

 

Manifestation du 12 déc. 2020 contre la proposition de loi « sécurité globale », Médiapart (janv. 2021)