DE THREE MILE ISLAND À « THREE ELEVEN »

 

Notre ami l'atome

un film de Kenichi WATANABE sur ARTE (juillet 2020)

 

Le film « Notre ami l'atome : un siècle de radioactivité » de Kenichi Watanabe, est visible en replay sur Arte jusqu'au 17 juil. 2022.

Ce documentaire montre à travers différents accidents nucléaires militaires et civils, dans le Pacifique et au Japon, que les effets réels des radiations sont partout et toujours dissimulés.

À noter les interventions de Hisako Sakiyama, médecin radiologue japonaise, sur les lésions que les radiations provoquent sur l'ADN (31:00), et pour une explication synthétique de la différence fondamentale entre irradiation externe et interne (35:30).

L'enjeu du lobby nucléaire, au niveau international, a toujours été de nier l'ampleur de la contamination atomique sur la santé, et c'est une réussite dans ce film que de le démontrer.

Le mensonge premier est organisé au sein même des institutions internationales (AIEA, UNSCEAR, OMS). Ce levier officiel permet au lobby nucléaire de prospérer. Face à cela, les arguments antinucléaires perdent leur substance : où est le problème, si la radioactivité n'est pas dangereuse ?

Selon l'UNSCEAR, Tchernobyl n'a fait officiellement que 50 morts (et Fukushima aucun - ni présent ni à venir). Leur bilan, validé par tous les États représentés à l'ONU, est publié ici : http://www.unscear.org/unscear/fr/chernobyl.html.

... et autres films sur Fukushima et le nucléaire à voir sur ARTE TV

 

Du rab de rads ?

Cancer, l’art de ne pas regarder
une épidémie

par Celia IZOARD, Revue Z n°13 (mai 2020)
(article repris par Reporterre, sept. 2020)

De nombreux types de cancers se multiplient très rapidement depuis deux décennies. Pourtant, l’information sur leur chiffre est lacunaire. Mais l’État ferme les yeux, et rejette la responsabilité sur les comportements individuels, plutôt que sur les polluants.

Actes du Symposium
« Les Conséquences biomédicales
et écologiques de l'accident nucléaire
de Fukushima »
(mars 2013)
organisé par la Fondation Helen CALDICOTT
publié par les éditions de Fukushima

L’ensemble des communications de ce symposium de 2013 est toujours d’actualité, pour celles et ceux qui veulent connaître dans le détail la catastrophe de Fukushima ou qui souhaitent avoir les bases de ce qu’il faut savoir sur le nucléaire, son histoire et ses conséquences.

 

 

Liens entre cancers et nucléaire
par Annie THÉBAUD-MONY (avr. 2014)
Conférence sur les conséquences sanitaires
de l’activité des salariés sous-traitants du nucléaire

Voir aussi son intervention lors de l'atelier
du FSM-AN en nov. 2017 (à partir de 41'30).

 

La radioprotection doit être refondée
ses bases scientifiques sont erronées

par Paul LANNOYE (nov. 2017)
Atelier « Libérer l'ONU du nucléaire » du FSM-AN

Répertoire commenté de plusieurs études indépendantes sur la contamination radioactive, analysées et comparées aux modèles en vigueur.

 

L'Escroquerie nucléaire
Hors-série de Charlie-Hebdo (2012)
Textes et enquête de Fabrice NICOLINO

Achetez, volez [et téléchargez] Charlie et enfermez la télé à double tour. Éternellement jeune, tout comme le nucléaire, l'équipe de Charlie saute à pieds joints sur EDF, Areva et tous les petits salopards qui nous ont légué 58 réacteurs nucléaires. Au programme, des histoires, des révélations, des coups de projecteur dans les coins les plus sombres de l'industrie la plus folle de tous les temps. Embarquez ! et n'oubliez pas vos pastilles d'iode. Ça ne sert strictement à rien, surtout au milieu du grand bordel d'une catastrophe, mais ça fera plaisir à notre belle Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Embarquez ! et n'allez plus vous plaindre de ne pas être au courant. Ce hors-série de Charlie contient tout ce qu'il faut savoir pour détester les atomistes associés. À punaiser partout où c'est possible. Et même ailleurs.

 

 

La controverse sur le bilan humain
de l'accident de Tchernobyl

par Marc MOLITOR (26 avril 2016)

Des  estimations extrêmement contradictoires sont faites par les uns et les autres sur le bilan humain de la catastrophe de Tchernobyl. Les organisations internationales regroupées autour de l’AIEA l’estiment finalement assez limité.  Elles sont contestées par de nombreuses données, études, analyses qui, rassemblées, permettent de dresser un tableau beaucoup plus lourd des conséquences sanitaires de la catastrophe.

 

Ni catastrophe, ni accident
- simple incendie ?

Notes en marge du rapport 2002 de l'ONU
par D.M. GRODZINSK (Ukraine), V.B. NESTERENKO
(Belarus) et A.V. YABLOKOV (Russie)

On trouve dans le rapport de l'ONU des paroles fort justes, telles qu'il est « nécessaire d'avoir une information complète, véridique et précise sur les conséquences de l'accident » et que tout argument doit être soumis à « une expertise détaillées et honnête ». Mais la lecture attentive du Rapport nous oblige à conclure que ce document manque justement de véracité, et que l'information qu'il donne n'est ni complète, ni objective...

 

 

le coût de l'accident nucléaire

LA PARISIENNE LIBÉRÉE « Arithmétique de l'accident nucléaire »
Chronique et sources sur Médiapart le 13 mars 2014, avec Sezin TOPÇU

 

Combien de cobayes ?

« À la vue des résultats des études de santé publiées depuisquelques années, on voit que les programmes nucléaires ont été lancés alors qu’il n’y avait aucune donnée sûre concernant les effets que pourraient produire les installations nucléaires.

L’absence de données sûres, camouflée par les experts officiels, n’a pas empêché le lancement de plus en plus accéléré des programmes nucléaires : les programmes militaires, les tests de bombes dans l’atmosphère et enfin les programmes civils nucléaires. Chacune de ces étapes a aggravé la situation en ce qui concerne les problèmes de santé des travailleurs et de la population.

La polémique actuelle sur l’effet cancérigène des faibles doses de rayonnement montre bien qu’il n’est pas possible d’établir avec certitude le risque causé par le rayonnement, soit par extrapolation de quelques mesures faites sur des animaux ou des hommes, soit par des considérations à priori. La seule méthode valable est la méthode expérimentale. Pour savoir si une dose donnée de rayonnement présente un danger, il n’y a qu’une méthode : étudier une population nombreuse qui a été irradiée avec cette dose, attendre la mort des gens et entreprendre une étude statistique qui dira si oui ou non cette population a subi un risque important.

Si l’on veut être réaliste et ne pas craindre d’être cynique, il faut dire aux travailleurs de nucléaire et à la population : « exigez des mesures sérieuses dans et hors des installations nucléaires, exigez des mesures correctes des rejets de produits radioactifs, exigez des examens médicaux fréquents, formule sanguine, analyse de moelle, exigez qu’on vous mette en fiche, vous, votre famille, vos enfants, exigez qu’on vous autopsie après votre mort. Cela ne vous protégera pas à coup sûr du danger, mais quand vous serez tous morts, cela permettra aux statisticiens de connaître les risques que vous avez subis à cause de l’industrie nucléaire. Pour connaître les effets génétiques, il faudra poursuivre la mise en fiche pendant 3 ou 4 générations.

Les premières études sérieuses faites sur les premiers cobayes humains du nucléaire montrent que le danger est bien plus grand que ce qu’affirment les milieux officiels.

Faut-il désirer avoir plus de précisions sur ce danger et augmenter le nombre de cobayes ? »

Roger BELBÉOCH, Actes Nucléaire et Santé,
Assises Internationales du retraitement, Equeurdreville (oct. 1978)

 

 
Roger BELBÉOCH, « Histoire et critique radicale du nucléaire », intervention donnée en
en 2006 à l'île de Groix au café "Le Bateau ivre"
. Montage vidéo de 2014 par le Groupe Groix
L'intégralité des deux interviews originaux sont proposés ici sur leur site.

 

 

Téléchargez « Fukushimablues »

 

Retranscription des vidéos d'entretiens
de Bella et Roger BELBÉOCH
par le Groupe Groix

 

 

 


© AMBE
 

Les anomalies de I'EPR de Flamanville :
une liste à rallonge de casseroles

 

Bétons fissurés, multiples soudures défectueuses, défaillance du système de contrôle-commande (le centre névralgique du réacteur), nombreux manquements dans la fabrication et le contrôle de qualité des pièces forgées au Creusot, dissimulation d'informations sur des anomalies; sans oublier les défauts du couvercle et du fond de la cuve du réacteur déjà fragilisés avant même d'avoir servi, anomalies que Pierre-Franck Chevet, alors président de l'Autorité de Sûreté nucléaire, n'hésitait pas à qualifier en 2015 devant des parlementaires « de sérieuses, voire de très sérieuses ». L'ASN a finalement autorisé l'utilisation de la cuve, à condition que le couvercle défectueux soit changé en 2024... pour un démarrage qui n'interviendrait pas avant mi-2023, au plus tôt !

Nombreux accidents de chantier non déclarés et infractions au droit du travail. Après avoir épuisé tous les recours possibles, Bouygues est définitivement condamné pour avoir fait travailler à grande échelle des salariés non déclarés sur le chantier de I'EPR de Flamanville (Manche). Bouygues avait employé en toute illégalité au moins 460 travailleurs roumains et polonais entre 2008 et 2012, sur ce chantier du réacteur nouvelle génération, primordial pour EDF (propriétaire du site) et Areva (qui en assure la construction). Les deux procès ont permis de dévoiler la banalité et la cruauté des conditions de travail des forçats du BTP employés à Flamanville, où une centaine d'accidents du travail n'ont pas été déclarés. En première instance, le chef du chantier pour Bouygues à l'époque des faits avait lâché : « sur le chantier de I'EPR, on a autre chose à faire que vérifier la situation des ouvriers ».