FUKUSHIMA - 11.03.11

Un accident nucléaire majeur a lieu tous les 10 ans dans le monde,
... où et quand le prochain ? La France postule avec ses 56 réacteurs !

 

Il y a 10 ans débutait
la catastrophe nucléaire de Fukushima

Contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, la catastrophe n'est pas terminée, les conséquences sanitaires et environnementales de Fukushima sont largement minimisées.

 

IL Y A DIX ANS DÉBUTAIT
la catastrophe nucléaire de Fukushima
.

Loin d'être terminée, elle poursuit son œuvre de contamination de l'air, l'eau et la terre. Plus de 100 000 personnes évacuées sont toujours réfugiées, privées désormais de toute aide, et stigmatisées. L'opérateur Tepco manœuvre pour déverser dans le Pacifique plus d'un million de tonnes d'eau terriblement radioactive qu'il ne sait plus comment stocker…

Chez nous, dans le pays le plus nucléarisé du monde, en a-t-on tiré les leçons ? Le pouvoir s'est-il dit qu'il était décidément temps de mettre fin à cette industrie mortifère ?

Évidemment non.

 

Lors de sa visite au Creusot le 8 décembre, le président et chef de guerre Macron
a réaffirmé on ne peut plus clairement sa volonté de maintenir et développer le nucléaire,
dans ses dimensions civile et militaire, car « l'une ne va pas sans l'autre ».

Peu importe l'investissement nécessaire de dizaines de milliards d'euros dans une production devenue économiquement non rentable – les contribuables finiront toujours par payer. Peu importe les graves menaces et les dégâts pour la population, comme pour les nombreux salariés, notamment des sous-traitants, qui en assurent le fonctionnement. Peu importe l'accumulation de déchets radioactifs pour lesquels, au bout de cinquante ans, il n'existe aucune autre solution que d'aller les cacher sous le tapis, en les laissant en cadeau aux générations futures. Peu importe le risque d'accident grave, qui ne fait que croître avec le vieillissement de nos 56 réacteurs.

La puissance de la France est en jeu !

Mais nous, nous qui ne sommes « rien », en avons-nous tiré les leçons ? Nous sommes-nous collectivement demandé si nous étions prêts, pour maintenir notre niveau croissant de consommation électrique, à courir le risque de voir des territoires entiers devenir inhabitables et interdits à l'agriculture, l'armée en prendre le contrôle, des centaines de milliers d'habitants se transformer en réfugiés et, à terme, les cancers et les malformations congénitales exploser ?

Les dégâts de la pandémie vous effraient ? Soyez sûrs qu'ils feront pâle figure à côté de ceux que nous promet une catastrophe nucléaire sur le territoire français. Contrairement à la gestion improvisée et autoritaire mais plus ou moins consensuelle de la crise sanitaire, l’État français a prévu d'en passer alors par une gestion militaire. Dans les zones les plus touchées, le confinement des populations dans des gymnases sera massif, suivi d'un exil définitif ; dans celles qui le seront moins, le confinement sera permanent, sans dérogation, avec du scotch aux fenêtres, car la menace sera partout. Jusqu'à ce que, comme à Fukushima, le dosimètre devienne notre compagnon de survie, tels le masque et le gel hydro-alcoolique aujourd’hui.

Certains pourtant défendent encore cette industrie prétendument « décarbonée » au nom de la lutte contre le dérèglement climatique. C’est faire peu de cas de tout le carbone produit par l’ensemble de la filière (extraction puis transport du minerai, construction des réacteurs, transport et gestion des déchets...). Peu de cas aussi du réchauffement des cours d'eau produit par les masses d'eau pompées pour refroidir les réacteurs, une eau qui se fait et se fera en outre de plus en plus rare... Et c'est oublier que cette industrie qui ne fournit que 2 % de l'énergie mondiale, produit et dissémine au quotidien dans l’environnement de la radioactivité destructrice des organismes vivants, tout en permettant la prolifération des armes nucléaires.

 

Il faut cesser de tergiverser : arrêtons de contaminer la terre et les êtres vivants, arrêtons de produire des déchets radioactifs qu’il va falloir surveiller pendant des milliers d’années, arrêtons de grever l’économie du pays par des subventions massives à une industrie de guerre, arrêtons de faire peser sur l'humanité la menace de sa destruction.

 

Macron l'a dit : « Sans nucléaire civil pas de nucléaire militaire,
sans nucléaire militaire pas de nucléaire civil. »

Puisque l'un ne va pas sans l'autre, Il faut se débarrasser des deux !
... et même des trois.

 

ARRÊT DU NUCLÉAIRE CIVIL ET MILITAIRE MAINTENANT !
SOLIDARITÉ AVEC TOUTES LES VICTIMES DU NUCLÉAIRE !

 

 

Des manifestations ont eu lieu
partout
en France les 9, 10 et 11 mars
pour l'Arrêt du nucléaire civil et militaire

 

Lire un compte-rendu
de la manfestation à Valence, et
l'interpellation de la député de la Drome

JEUDI 11 MARS

BLAYE, devant la centrale nucléaire (infos) - article
FLAMANVILLE, Stèle des irradiés - tract
NÎMES, devant la Maison carrée - tract
PARIS, Place de la République (infos) - tract

VENDREDI 12 MARS

DIJON, Vigie citoyenne Pl. Darcy - article - et ici

SAMEDI 13 MARS

VALENCE, départ de la gare 11 h (infos) - tract
NANTES, Parc des Chantiers - infos et revue de presse
BORDEAUX, chaîne humaine Quai Richelieu (infos) - article
GOLFECH, devant la centrale nucléaire (infos) - article
DIEPPE, au marché - article

AUTRES MANIFESTATIONS (voir l'Agenda)- article

 

 

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